Connan Mondkasin !

J’enfile mon smoking, remet un coup de pento et let’s go to the Cargö comme disent les angliches. C’est jeudi c’est LA soirée méga attendue. Des vigiles à l’entrée. Ils me demandent comment est ma blanquette. Je leur répond que la blanquette est bonne. C’est parti. Après avoir rencontré Kélib pour une itw fort intéressante que je vous mettrais par ici demain, je file me caler en grande salle devant les décoiffés Connan Mockasin. Et quelle classe pour des gens si mal fagotés. Émotions à tous les coins de riffs, guitare à la Hendrix sous 4000 acides différents et puis le reste. Les petits trucs indescriptibles qui font que tu frissonnes, que t’as cette petite boulette qui passe de ton estomac à ta gorge en un quart de seconde. C’était beau, classieux, inédit. Chapeau (pour couvrir vos cheveux bande de hippies !)

Ensuite je campe sur mes positions dans la salle en m’attendant à une déferlante de fans déchaînés. Nenni c’est peinard à droite pendant que ça pousse à gauche. Du coup je suis fort à mon aise quand Metronomy entre sur scène sous les cris déchaînés. Les tubes s’enchaînent et se lient à ceux des albums (dé?)passés avec plus ou moins de réussite. Certains titres fonctionnent avec brio sur scène comme la terrible The Bay, She Wants ou encore Love Underlined. Et l’ensemble du concert est d’ailleurs positif. Mais voilà au bout de 30 minutes les brittons m’ont un peu laissé sur le carreau. La faute à un son de guitare immonde, à Everything Goes My Way chanté par la batteuse qui est bien batteuse et pas chanteuse, à une Corine massacrée… Bref à une vraie irrégularité dans ce concert qui enchaîne le très très bon et les échecs parfois aux abords du mauvais goût.  Un peu désappointé finalement.

Heureusement j’ai suivi mes conseils et suis resté pour la grand messe de Mondkopf. Je vais commencer par le seul reproche que j’ai à faire à ce concert : les visuels qui accompagnent le français sont tout pourris. C’est tout. Parce que niveau sonore rien à redire. Alternant allègrement entre Rising Doom (majoritaire) et Galaxy Of Nowhere, le set de la tête de lune est monstrueux de puissance. Un déluge de beats violents mais regroupant toujours cette finesse de production et de composition. Les morceaux de Mondkopf sont pleins de recoins en tout genres si l’on prend la peine de les laisser s’installer dans la longueur. Les nappes synthétiques se mêlent aux (très) grosses basses pour 45 trop courtes minutes d’un live en béton armé. C’était la très très grande classe. J’appelle Coty dès aujourd’hui pour lui remettre une médaille.

3 thoughts on “Connan Mondkasin !

  1. Cher Noel, j’adore ce que vous faites. Quel style, quelle amplitude ! C’est un vrai plaisir de vous lire. Vivement demain.
    Vavavroum …
    MV.

    P.S : passe le bonjour à René de ma part.

  2. Monsieur Vaillant je vous remercie bien cordialement de tous ces compliments. Ma méprise terminée, c’est un honneur de les recevoir de votre part. Et René vous embrasse sur les deux joues !

  3. bonjour !
    moi, pas d’ak’ du tout pour metronomy. j’ai adoré. première fois que je les voyais en chair et en zik…et j’en aurais bien repris une louche !
    juste d’accord pour la chanson par anna prior que l’on entendait pas.