Bref, j’ai vu Death In Vegas.

Bref j’ai été voir Death In Vegas. J’ai débarqué au Cargö, j’ai claqué une bise, deux bises, plein de bises. Tout le monde me dit que j’arrive tard. J’étais en retard. Oui parce que avant j’ai été voir kIM NOVAk qui jouait dans un jardin. Un Policier alien s’est pointé. Ils avaient des néons verts (les kims pas la maréchaussée) ça faisait Muse. Ils ont bien joués, c‘était bien. Donc je suis en retard au cargö. J’ai raté Red Clubs. Comme tout le monde apparemment. Plugs et D.R.U.G.S a priori, tout le monde s’en tape. Moi aussi en fait. J’ai raté la Femme. Tout le monde me dit que c’était tout pourri. M’étonne pas. Je suis rentré dans la grande salle, j’ai vu Richard Fearless, il a toujours la classe. Son guitariste chevelu aussi. Le son est mortel. Les chansons sont mortelles. Set bien construit, chansons aussi. C’était pas la tuerie. Juste un vrai bon concert avec de vraies bonnes chansons. Et puis Fearless avait la classe. Bref, j’ai vu Death in Vegas.

Incident diplomatique au BBC.

Avec l’autorité que me donnais mon mandat du président Coty, je m’avançais en toute confiance vers la mystérieuse Hérouville-Saint-Clair, persuadé que j’étais que j’allais prendre une mandale vu la qualité de la programmation. Seulement il y eut un hic ce soir.

Le premier est de mon fait, j’ai loupé les Gomina et je m’en mord les doigt. Du coup je me suis posé en observateur de la nouvelle hype venue du Kouignamann: Juveniles. Les mecs sont assurés, LE mec a une putain de voix, le son tabasse. Tout roule quoi. Tout le monde a d’ailleurs l’air de trouver ça très bien. Mais moi non ça n’a pas pris. Pas plus touché que ça par les gimmicks très influencés du trio, je me suis un peu ennuyé. Un peu trop de Smiths, puis de New Order, puis de Bombay Bicycle Club, puis de… M’enfin c’est très personnel, je comprends un peu mieux l’engouement autour de la chose, ça joue très bien, c’est très propre. Le principal est là. Tant pis pour moi.

Mais là où j’ai cru défaillir c’est pendant le live de Koudlam. Le salaud ! J’en attendais monts et merveilles de ce live, et c’est peut être là le souci, et je suis tombé de très haut. Le jeune homme débarque sur scène avec pour seul compagnon son computer (sans pomme il faut le noter) et ses lunettes noires. Il faudra attendre deux minutes et deux morceaux pour sortir d’une moiteur caverneuse, pourtant pas pour me déplaire habituellement, qui s’étire en longueur sans gagner en épaisseur. Quelques fulgurances amènent un sourire et un mouvement de tête, mais le tout est trop vide, sans vie. Les boucles du petit génie, si obsédantes en studio, se font monotone et cadavérique. L’homme sur scène cultive son personnage de junkie-arty avec un faciès digne d’un agent du Mossad. Le plus rageant c’est que quand il balance des tueries comme See You All ou Sunny Day, on entrevoit le génie qui habite ce garçon et la façon un peu honteuse avec laquelle il le sabote en live donne vraiment envie de lui foutre des claques. Le salaud j’vous dis.

Enfin bon, après avoir entretenu ma couverture d’agent OSS auprès des autochtones en terrasse tout en écoutant les All Cannibals balancer un Common People des familles, je suis monté dans ma DS et suis rentré au QG, faire mon rapport. Prochaine mission mardi: j’ai entendu qu’une actrice américaine décédée jouerait dans un appartement et qu’un groupe mort à Vegas se produirait sur un bateau de fret. Tout celà n’est pas clair j’vous dit.

Début des hostilités.

Ne vous fiez pas aux annonces officielles, c’est toujours cheaté. La preuve, Nördik Impakt ne commence pas mardi comme on aurait tendance à le croire. Eh oui, je vous la coupe hein ! Je vous conseille donc très très vivement de vous rendre demain (vendredi 30 donc) au Big Band Café pour LA PARTY qui sert d’entrée copieuse au festival.

On ira donc se recoiffer avec les caennais de Gomina, jauger la nouvelle sensation Juveniles, frissoner devant le génie éléctronique de Koudlam et faire les dépravés sur le DJ Set des All Canibals qui auraient, selon mes sources, infiltré ce blog. Je mène l’enquête.

A vendredi, c’est pour René Coty.