A propos roubignole

J'aime la pétanque et les cheveux dans le vent...

C’est (bien) finik

Je m’attendais à une grosse soirée du samedi et je l’ai eue…

Entre 23h (début du concert des Dub Pistols) et 3-4h (fin du set de Kevin Saunderson), pas une minute de répit (j’avoue quelques rapides arrêts au bar): à peine le temps de papoter ou de taper une ligne sur un ordi.

Les Dub Pistols jouaient sur le scène live, donc au Zénith.

Difficile de ne pas aborder le problème du son sur cette scène.

Seule la performance d’Etienne De Crécy n’en a pas souffert.

En tout cas, les quatre premiers titres des Dub Pistols ne m’ont pas convaincu et pas qu’à cause du son. Ils avaient pourtant de l’énergie à revendre, le sourire communicatif mais… Ch’uis pas rentré dedans. Il faut dire que j’avais vraiment envie de voir Fairmont et que seule une prestation éblouissante des DP aurait pu m’empêcher de bouger.

Je n’ai pas regretté une seconde.

la confiance est le fairmont de notre société

Dans un commentaire récent, Daximilien évoquait les histoires, les voyages qu’on pouvait faire grâce à la « techno »… C’est exactement ce que Fairmont a proposé. Je suis resté trente, quarante, cinquante minutes complètement immergé dans sa musique… Seul faux pas, une fausse manip’ en fin de set qui m’a fait perdre le fil et m’a empêché d’y re-rentrer après.

Retour rapide au Zénith pour voir la fin des Dub Pistols, histoire de se rendre compte que dans les gradins, le son est aussi pourri que dans la fosse.

c'est marrant sodo ça fait comme le début de sodomie

J’ai un peu menti en disant que je ne m’étais pas arrêté une seule fois. Avec pointard, on s’est fait une pause Viviane Sodo. Une femme, avec une moustache de Charlot, tout de blanc vêtu, est descendue du « plafond » du Zénith grâce à un câble. Elle a atterri sur un piano placé dans la fosse. Elle a mis de la farine partout dessus et l’a dispersée en se balançant/s’envolant grâce au câble. Elle a ouvert son manteau blanc et a explosé ses seins faits de paquets de farine et en a mis partout. Puis elle s’est jetée dans une poubelle installée à côté du piano.  Ses assistants l’ont enfin fait sortir de la salle en essayant de contenir les assauts répétés de petits excités cherchant à lui mettre des fessées ou à sniffer la farine qui était sur elle. Dépaysant (le spectacle, pas obligatoirement les jeunes excités qui étaient eux, bien urbains).

Je me faisais une grande joie d’assister au live de Superpitcher et je m’étais réécouté ses disques idéalement déprimants en boucle ces dernières semaines. Je n’étais pas préparé à voir un Aksel Sch(o)uffler joyeux et sautillant: de loin (et je ne parle absolument pas de musique), il ressemblait à David Guetta, sa façon de se balancer, de tenir son casque… Déception énorme. Ce n’était ni mauvais ni honteux mais je ne voulais pas adhérer à ce qu’il jouait…

J’ai abrégé mes souffrances après quatre titres pour me précipiter vers la scène live pour la grandiose Ebony Bones.

J’ai trouvé son concert excellent, malgré le son pourri.

Et ce dernier ne l’était pas qu’à moitié. L’impression d’écouter une vidéo sur youtube sur un portable avec carte son/enceintes de base (celui du mien par exemple). Pourtant, visuellement quelle classe. Une tornade de couleurs. La Ebony a aussi montré qu’elle pouvait avoir mauvais caractère: elle boudait pafois, insatisfaite des réactions du public… Pour sa défense, le public ne comprenait pas un mot de ce qu’elle disait (sa voix était écrasée/compressée/comme cryptée): « Elle veut qu’on crie? Qu’on siffle? Qu’on danse?? »

Du coup, alors que généralement, ses passages sur scène provoquent des mini séismes dès l’introductif « We know all about U », il aura fallu attendre ici son 3ème, le phénoménal « Story Of St.Ockwell » , pour faire vraiment bouger la fosse! Une bombe! Grand moment! Le set continuera sur cette lancée et provoquera ma première suée de la soirée. A noter que je suis bien incapable d’avoir un avis concernant l’utilisation de la double batterie sur scène (je pourrais dire que c’est à cause du son pourri mais je ne le ferai pas pasque j’ai dépassé mon quota d’utilisation du mot « pourri »).

Ah, et je lance un gigantesque big up à ses choristes grimées en femmes de Fela, qui, imperturbables, se sont démenées du début à la fin. Impressionnantes!

Un tour sioupère rapide aux water closet (je me suis lavé les mains, je le jure -en fait non) et direction la scène Rave pour un autre artiste très attendu par moi, Nathan Fake. Autant je trouve que ses disques sont largement supérieurs à ceux de son collègue de label (Border Community) Fairmont, autant ce rapport s’est inversé hier soir en live (comme si ce dernier avait voulu me fairmontir…). Je n’ai pas réussi à être pris par sa musique (je suis arrivé à la bourre, il fallait peut-être monter dans le train à l’heure). Je n’ai pas trouvé sa prestation mauvaise, mais je n’ai pas été emballé non plus, sans trop savoir pourquoi… Certains autour de moi ont parlé de problèmes d’enchaînement entre les morceaux, de décalages, … D’erreurs techniques, en gros. Je ne suis pas assez qualifié pour confirmer ou infirmer la chose…

Reste que nous décidons de le quitter pour Etienne de Crécy.

Quand je repense à son concert, le mot « beau » me vient à l’esprit. Beau visuellement d’abord. Son installation scénique dans une structure à 9 cases qui rappellera aux trentenaires téléphiles (spéciale dédicace à Pop The Fish) celle de l’Académie des Neuf des 80′s est purement bluffante. Il surplombe l’audience dans la case du milieu, avec ses claviers. Plutôt que d’écrire des pages sur la façon dont s’anime la structure, voici quelques photos :

Je choisis Laurence Badie

Musicalement, seconde suée de la soirée (il fait plus chaud dans la fosse du Zénith que dans le Hall 2 du Parc Expo, mais ça n’explique pas tout). Je ne sais pas combien de temps il a joué mais je sais que j’ai dansé tout du long (mes alcoolytes aussi), le sourire aux lèvres, avec une envie irraisonnée de lever les bras au ciel et de sauter. Son live se terminera par « Fast track » et « Le patron est devenu fou! », laissant l’audience pantoise et heureuse.

Pas le temps, de flâner, direction Kevin Saunderson (bon, j’avoue m’être arrêté au bar avant).

Au passage, je ne sais pas si cette soirée était, telle une galette, complète, quel était le taux de remplissage, ce genre de trucs… mais je peux dire que les déplacements se faisaient assez facilement. J’en déduis que soit 1) ce n’était pas complet 2) soit les organisateurs ont limité le nombre de billets mis en vente pour éviter la cohue. Si c’est l’option (2), c’était une bonne idée.

La preuve, en peu de temps, on se retrouve devant la scène live, où djaie Kevin Saunderson, sans avoir à bousculer qui que ce soit (et sans l’être soi-même).

cette photo est extraites des archives extraterrestres de jean claude bourret

Seules quelques minutes m’auront été nécessaires pour entrer dans son set. Je peux juste dire que sa prestation fut tout à fait à mon goût, surtout le final que j’ai trouvé grandiose (l’apparition subite d’un clavier cheesy et de tchiketchiketchiks) et c’est déjà beaucoup. Pas mal de gens autour de moi souriaient béâtement… Je ne maîtrise pas assez l’histoire et le répertoire du bonhomme pour m’étendre plus… S’il y a ici des spécialistes, leurs commentaires sont plus que bienvenus.

Et avec la fin de son set, sous les applaudissements nourris de la foule, sonne la pause: je vais enfin pouvoir me poser quelques instants, sans avoir à courir entre deux scènes. Yeah!

Assis, un verre à la main (au passage on soulignera la sympathicosité des bar(wo)men des différents bars du site), pointard & I pûmes enfin discutailler avec quelques uns de nos collègues de blög: Niko, AbbeyPop, JohnBitch et LeMecQuiPasseBillyIdolEnDjSet… J’aimerais retranscrire les choses hyper intelligentes qui ont été dites mais j’ai un peu de mal à m’en souvenir. Je sais qu’on a fait cette photo colorée, assez ebonybonesesque:

je me suis pas lavé une seule fois les mains après être allé aux toilettes

Je n’ai pas jeté une oreille dans la scène Klub, je ne peux malheureusement même pas parler de Howie B… Je peux par contre dire que j’ai apprécié la sélecta de Phunky Doyen entre les groupes du Zénith. Ce fut, sur ce que j’en ai entendu, un sans faute qui n’a, lui, pas souffert de problèmes de son.

Vers 6-7h, nous (pointard & myself) quittâmes Nordik impakt après un dernier passage à la scène rave pour y entendre cette crème de Marco Bailey (ou bien Felix Krocher de serrure, j’ai un doute), laissant derrière nous une foule clairsemée et de très bons souvenirs (surtout Fairmont, Ebony bones, Etienne De Crécy et Kevin Sauderson). Trois bons quarts d’heure de marche nous attendaient… On n’eut même pas la force de chanter « un kilomètre à pieds » au delà de « deux kilomètres à pieds »…

Après un temps indéfini, nous choppîmes heureusement un véol dont la selle circulaire et folle, égayit les 20 minutes que durit encore le trajet.

C’était cool.

d&Kö

eh ben putain, la déco elle est encore super réussie cette année…

valérie damidot adore.

Nan, sérieux, les écrans au plafond à la scène 8bits, les cubes psyché au Zenith, les space invaders partout dedans, les monolithes lumineux dehors…

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C’est chouette.

Nique (pas) Ta lbot

gravenhurst

Nick Talbot aka Gravenhurst a joué en fin d’après-midi à la Maison de l’étudiant, tout seul avec sa guitare et ses pédales d’effet.

Trois quarts d’heure de pop sombre pas molle du tout: il a pioché dans ses 5 albums (je ne les connais pas tous, mais il disait d’où étaient tirés les titres avant de les jouer) et nous n’avons eu droit qu’à de bonnes chansons.

Et oui, des chansons, tristes en plus.

Entre chacune d’entre elles, il glissait une ou deux phrases plus ou moins comiques – « cette chanson est une nouvelle chanson, elle sera sur mon prochain album qui sortira l’an prochain si j’arrive à en écrire neuf autres pour les mettre dessus avec », ce genre.

Il a fini sur un long morceau, « Songs from under the arches » (dispo sur « Fires in distant buildings » (2005/Warp) que j’ai en vinyl depuis 37 minutes et que je m’écoute en ce moment même avant de me précipiter au Cargö pour voir Gablé qui joue dans 20 minutes), bruitiste où il a pu justifier de l’installation de ses pédales.

Grand concert.

yiha!

gravenhurst croquis

Photo + (superbe) croquis par happy nico daymon

Histoire Naturelle

… ou Les roues de la terre est une oeuvre composée par Pierre Henry en 1997.

C’est ce qu’il jouera ce soir à l’église Notre Dame de la Glorillette à la place de son « Apocalypse de Jean » tant espérée (par votre serviteur).

Je chiale un peu mais comme je n’a jamais entendu cette pièce « électronique », je suis quand même curieux de voir le truc…

D’après ce qui nous a été dit en fin d’après-midi, Pierre Henry a fait des essais jusqu’à 1h du mat’ cette nuit et « le son » de l’église ne convenait pas à cette oeuvre ( « trop de médiums et pas assez de graves » -je ne suis pas très sûr de qui a prononcé ces mots donc je préfère ne pas mettre de nom -je suis novice en interview). Histoire naturelle a du coup été retenue notamment parce que Pierre Henry trouvait qu’elle « rentrait bien dans le cadre du festival » (là je cite l’attachée de presse dont je n’ai pas noté le nom -je m’en excuse et je rappelle que je débute).

Voici trois minutes de l’oeuvre captées à cette occasion (à côté de la console on pourra apercevoir 2 journalistes de France 3 ce qui est une info passionnante).

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Nous avons demandé le pourquoi de ce changement à la troisième personne de la vidéo, celle qui est derrière la console: Etienne Bultingaire. Comme il l’explique a début de la vidéo qui suit, E.  Bultingaire travaille depuis 20 ans aux côtés de Pierre Henry. Ce dernier ne donne pas ou peu d’interviews et de toute façon, il n’était pas là (bien sûr il sera là ce soir)…

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(vidéos faites à l’arrache par cojaque -on débute)

18 and the alf

j'mang'rai bien un p'tit chat (pelier fou)

Wouuuuuuuuuais! Nördik ça commence aujourd’hui avec les Nördik Appart et Pierre Henry!!!

On a déjà causé de ces deux événements (, et pour les Apparts et et pour P.H.) et on va ici plutôt se projeter à mercredi, jeudi et vendredi pour parler des 18:30 = trois concerts gratuits démarrant chacun à 18h30 (d’où le nom je pense mais ça demande vérification -en fait, non).

Ce volet de cette XIème Nördik Impakt permettra de voir gratuitement des artistes rares par chez nous, trois types qu’on (=je) aurait pu avoir envie de voir au point de payer sa place.

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Le mercredi, c’est Sébastien Schuller live en solo @le Cloître de l’abbaye aux Hommes (on en a déjà parlé en bien ici alors je ne m’étale pas plus).

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son nom de jeune fille à Nick, c'est simca... il devrait s'appeler nick simca talbot en fait

Le jeudi, c’est Gravenhurst @La Maison de l’Etudiant. Ce groupe fondé par le Bristolien Nick Talbot est signé chez Warp et a sorti son cinquième et dernier album en date, « The western lands » en 2007.  Contrairement à ce que son nom pourrait faire penser, Talbot ne joue pas de la samba… On est plus proche d’un groupe pop-folk-rock parfois expérimental (et très loin de certains de ses collègues de label comme Aphex Twin ou Flying Lotus par exemple). Nick Talbot se produira seul avec sa guitare et, si sa prestation Caennaise est du niveau de ce « Trust » capté acoustico-solo par la blogothèque, et ben, j’aurai pas perdu ma journée…

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+

[wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/10%20gravenhurst%20-%20the%20collector.mp3" text="Gravenhurst - The collector" dl="0"]

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Enfin, le vendredi, on aura droit à Chapelier Fou à L’ESAM (Ecole Supérieure d’Arts et Médias), juste à côté du Cargö. Louis Warynski aka Chapelier Fou à lui tout seul vient de Metz. Il se produit sur scène avec ses instruments (violon, claviers, guitare, mandoline) et un ordinateur qu’il commande à l’aide d’une pédale. Si j’ai bien compris, il joue sans bandes (même quand il est blessé).

Pour être franc (voire euro), je ne connais pas bien sa musique. J’ai entendu parler de lui l’an dernier parce qu’il avait arrangé les cordes du dernier album de l’excellentissime Cascadeur. Je n’en sais pas beaucoup plus mais c’est suffisant pour piquer mon intérêt… Ces concerts 18:30 étant aussi une occasion de faire des découvertes, j’attendrai vendredi prochain pour me pencher sérieusement sur son cas (je n’agis pas de la sorte que parce que j’ai la flemme, c’est aussi parce que j’aime bien ne pas me forcer). Pour les impatients, « on » m’a dit que la vidéo qui suit donne une idée assez juste de ce qui nous attend:

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Donc, à demain pour Sébastien Schuller, mais là, j’vous laisse pasque j’ai  «soirée viagra avec Pierre Henry » -pour paraphraser ce punk de johnbitch (qui ne l’emportera définitivement pas au paradis).

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PS: Je n’arrête pas de me (Kate et Willie) Tanner depuis deux jours pour trouver un « truc » exploitable avec le mot « Melmac » (le nom de la planète d’origine de Alf) mais ça vient pas… J’avais pensé à « Ce que je préfère c’est la pétanque MelMako Moulage c’est bien aussi ».. On doit cependant pouvoir trouver mieux… N’hésitez pas à proposer quelque chose dans les commentaires (y a rien à gagner -et notamment pas ma boîte de Mako Moulage Star Wars… A la rigueur, je pourrais éventuellement mouler un Obi-Wan Kenobi pour l’occasion…).

EBONY tyler BONES

Ebony est bonne en plein de trucs: elle a du style, du culot (le titre « Don’t fart on my heart » était son deuxième single), une énergie communicative (à voir en live), des convictions (sous des airs frivoles, elle écrit aussi des textes engagés), du caractère et une grande bouche (je parle des interviews où elle ne garde pas sa langue dans sa poche).

à noter qu'elle porte des chaussettes snoopy et un sac bob l'éponge

J’aime beaucoup l’exubérante Ebony Bones , j’attendais beaucoup (trop?) de son album « Bones of my bones », j’étais du coup à 97% sûr d’être déçu et ça n’a pas raté.  Le petit poppeux que je suis a l’impression qu’elle a plus compilé des titres que réalisé un véritable album, qu’elle a un peu trop fait passer le rythme avant les mélodies et qu’elle n’a pas toujours réussi à rendre en studio l’énergie qu’elle déploie sur scène.

C’est ben dommage.

Il faut dire que sur scène, de l’énergie, il y en a. Mes jambes gardent de très bons souvenirs de son passage aux Trans l’an dernier et à Rock en Seine cet été. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de la voir « en vrai », elles/ils peuvent s’attendre 1) visuellement à une tornade colorée et fluo et 2) musicalement ET visuellement à un mix afro-électro énergique en plein carnaval de (patrice) rio:

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Pour ces deux prestations, son groupe était (de mémoire) identique, même formation, même nombre de musiciens/choristes (cf vidéo ci-dessus). Ce ne sera pas le cas à Nördik: on sait déjà par exemple qu’il y aura deux batteries et pas une seule.

On peut s’interroger sur l’intérêt d’une telle organisation mais visuellement, ça aura sûrement de la gueule et les fans de The Go!Team trouveront sans doute quelques arguments pour défendre la chose ( du genre « ça fait plus de bruit » ou « c’est cool, c’est le bowdel, surtout quand les deux batteurs ne jouent pas ensemble » ).

Pour en revenir à l’album, j’ai certes été déçu mais « Bones of my bones » est loin d’être une daube.

Il y a des titres qui s’en tirent très bien, qui donnent envie (ou pas) de danser ET qui peuvent aussi émouvoir (attention, je suis pas une lopette, ça veut pas dire « qui font chialer », ça fait référence aux mélodies et aussi au fait que ça peut s’écouter avec plaisir assis -en tapant du pied et en hochant la tête quand même) : le grandiose « We know all about U » (son premier single, ma préférée), « Story of St.Ockwell », l’instru limite surf « Bone of my bones » [wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/06-ebony_bones-bone_of_my_bones.mp3" text="Ebony Bones - Bone of my bones ," dl="0"] le très Ms Dynamiteien « Smiles and Cyanide » et l’engagé  « In G.O.D We Trust (Gold, Oil & Drugs) »

[wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/05-ebony_bones-in_g.o.d_we_trust_%28gold_oil_and_drugs.mp3" text="Ebony Bones - In G.O.D we trust (Gold, Oil and Drugs) ." dl="0"]

Il y en a d’autres comme le pas pacifique « W.A.R.R.I.O.R », le très efficace « The Muzik », le délicat (!) « Don’t fart on my heart » et « Im Ur Future X Wife » (quels titres quand même!) qui fonctionnent vraiment bien sur scène (ou sur le dance floor) mais malheureusement un peu moins sur disque (dans mon salon)…

Finalement, ça fait quand même pas mal de bons morceaux!

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Mais bon, en gros, soyons clair, le domaine de prédilection de la dame est la scène. Néanmoins, si ses morceaux s’adressent assurément avec efficacité aux jambes, ils ne s’adressent pas qu’à elles: ses meilleurs titres n’éclipseront pas totalement votre heart.

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Ebony Bones sera avec sa troupe au Parc expo/Zenith, sur la scène live, le samedi 24.

Schi SchEBASTIEN est arrivé au bon moment, sch’est paschqu’il a SCHULLER du rendez-vous avant…

(désolé pour ce titre débile)

Quand on entend parler de concert gratuit, on pense souvent à « artiste inconnu », « groupe de seconde zone » ou à « mauvais » (=en gros à un truc qu’on n’irait pas particulièrement voir sur scène s’il fallait payer).

Sébastien Schuller se produira gratuitement et seul (en formation « piano-electro ») le mercredi 21 octobre, au cloître de l’Abbaye aux Hommes.

Et ce n’est ni un inconnu, ni un artiste de seconde zone, ni un mauvais.

Il a cependant perdu un peu de son aura de 2005, année où sortit son premier album, le tristounet « Happiness ». Tout le monde l’aimait (la presse, les gens). On vantait notamment (c’était assez rare à l’époque) le fait qu’il habille ses chansons avec des machines.

Certes, il a encore des fans, il a d’ailleurs joué en juin (avec un groupe) en tête d’affiche à La Cigale à Paris, ce qui n’est pas rien…

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Certes l’accueil critique réservé à « Evenfall », son deuxième album, sorti cette année, a été plutôt chaleureux mais, à quelques exceptions près, pas vraiment enthousiaste, plutôt poli… En gros: « Sebastien Schuller est un mec bien, son album est bon, il a un univers personnel, bien à lui, mais, tiens, y a aussi ça de sioupère cool qu’est sorti cette semaine… »

en hommage à son idole Alberto R Broccoli, le célèbre producteur des James Bond, il voulait s'appeler sebastien schufller, sa maison disque a refusé

Personnellement, je m’étais pris une claque avec « Weeping willow » et « Tears coming home » (ses deux premiers singles). J’avais donc acheté « Happiness » le jour de sa sortie. J’avais été particulièrement déçu et avait revendu le disque 15 jours après.

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J’étais néanmoins allé le voir (en payant) à l’Espace Puzzle, dans le cadre de Nördik Impakt, la même année.

j'ai raté velma, n'étant pas arrivé schullheure

J’avais plutôt aimé, surtout que le côté Radiohead qui avait empoisonné mon écoute de l’album était moins prononcé en live.

Depuis, je me suis écouté de temps en temps mes deux singles sans plus rien espérer du bonhomme.

Je n’avais même pas jeté (c’est une image) une oreille à « Evenfall » à sa sortie et ne m’y suis collé (idem) que parce qu’il allait de nouveau jouer cette année dans le cadre de Nördik.

Bien m’en a pris.

Je trouve l’album plus personnel (moins radioheadien) et plus homogène. Pour la forme, on notera que les machines sont plus discrètes et qu’un piano a pris le pouvoir. Mais les fondamentaux sont toujours là: les mélodies fortes, le rythme posé (avec des petites poussées de lyrisme), et surtout, une voix murmurée, reconnaissable entre mille… J’ai même trouvé quelques trésors sur « Evenfall » et notamment cette petite merveille qu’est  « High green grass »:

ce disque est wheely good

[wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/S%C3%A9bastien%20Schuller%20-%20High%20green%20grass.mp3" text="Sébastien Schuller - High green grass" dl="0"]

« Evenfall » (2009/ Greed United Music / PIAS) [site - Myspace] – Achat

Je ne sais pas ce que ses chansons « donneront » sans leurs arrangements discrets mais précieux… On peut espérer que le cadre rare et magnifique de l’Abbaye aux Hommes et la performance de Sébastien Schuller les sublimeront et ne feront pas regretter qu’il soit tout seul pour les jouer.

à la pop, je ne dis pas nonL, je dis WHEEL

On a déjà parlé ici des Nördik Apparts, ces concerts qui auront lieu dans huit appartements de Caen, tout au long de la soirée du mardi 20 octobre…

Y sont programmés huit groupes de la scène locale et notamment WHEEL, un des acteurs les plus talentueux de l’active et parfois même brillante scène pop caennaise.

j'ai entendu que tous sauf un étaient absolument nus sous leurs vêtements

Pour être précis et clair, les WHEEL sont mes petits préférés.

Nicolas V. (chant, guitare), Julien R. (basse,…), Nicolas R. (claviers,…) et Adrien R. (batterie, choeurs) ont formé le groupe il y a trois ans. Ils se produisent selon les circonstances « habillés » (avec électricité) ou « tout nus » (en acoustique) et j’y trouve mon compte: en formation électrique, j’apprécie leur énergie, leur putain de gros son, leur groove… Et certaines de leurs chansons sont très à leur avantage quand ils débranchent leurs instruments…

Afin de mieux les faire connaître, nous leur avons proposé un petit questionnaire hautement philosophique, le « ou WHEEL ou NONL » (ils ont un peu triché et leurs réponses sont en gras comme parfois l’humour pratiqué par ici)

1) Bonjour ………… Salut !
2) Êtes-vous un groupe pop-rock? MmWHEEL…
3) Êtes-vous en train de travailler sur votre premier album? WHEEL et NONL - on retourne en phase de création pour produire des nouveaux morceaux.
Si on est productif, on fera un album complet, sinon un autre MAXI, sinon rien.

4) Est-ce qu’il sera terminé avant la fin de l’année? WHEEL (si miracle) et NONL (sans doute)
5) Irez-vous à des soirées Nördik Impakt? WHEEL
6) Est-ce que vous saviez qu’on vous aimait beaucoup ici? WHEEL (ove you too)
7) Alors est-ce que vous pouvez nous donner l’adresse de l’appartement où vous jouerez? NONL
8 ) Quel est le prénom de l’acteur Will Smith? Philippe?
9) Quel est le meilleur groupe du monde? The WHEELtles ? WHEELzly Bear ?
the (WHEEL) Smiths ? WHEEL to real ?

Merci les gars…

Comme il l’est écrit sur l’affiche, les gens qui auront la chance d’assister à leur concert en appartement profiteront de la formation « naked » … Le groupe a prévenu que ce sera un concert un peu spécial, limite conceptuel: « Il ne faudra pas être en retard pour tout suivre » . Pour pouvoir juger sur pièces, une seule adresse: nordikappart@yahoo.fr !

Et pour avoir une idée de la facette « habillée » du groupe, il suffit d’acquérir les deux maxi cds, de grande qualité, que le groupe a déjà publiés. Leur deuxième ( « maxi cd#2″ ) est sorti en début d’année et je vous le conseille chaudement.

Tous les titres qui le composent sont écoutables sur leur myspace.

Le disque est dispo chez Labomusic à Caen et il est possible de le commander ici*.

Ils nous ont gracieusement donné l’autorisation de mettre ce « Sorry » psyché et plein de rebondissements en téléchargement/écoute gratos.

Enjoy (Serge Bergon, 1983)

ce disque est wheely good

[wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/WHEEL%20-%20Sorry.mp3" text="WHEEL - Sorry" dl="http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/WHEEL%20-%20Sorry.mp3"]

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*Celui (celle) qui ne l’achète pas est un(e) fan hardcore de Phil Barney…

nathan fait que semblant de faire de l’électro

Bon OK, c’est pas tout à fait vrai…

En même temps, il faudrait se mettre d’accord sur une définition universelle de l’électro… Est-ce qu’on parle de la forme? Du fond? Est-ce qu’il y a une philosophie derrière? Est-ce qu’il peut y avoir de l’électro à guitare? De la pop sans chansons? De la shoegaze sans guitares? Hein?

Eh ben oui, les frontières entre les genres musicaux s’effacent et les frontières en général aussi… Vous verrez qu’un jour il y aura une Union des pays Européens bâtie sur les cendres de la Seconde guerre mondiale et que l’Allemagne deviendra un pays ami… C’est mon côté « utopiste » (je plaisante, on ne leur pardonnera jamais le coup de Schumacher en 82 à Séville).

Au fait, je vais parler de Nathan Fake

nathan fake my wife

J’aime beaucoup son LP « Drowning in a sea of love » sorti sur Border Community en 2005. C’est un véritable album (avec un début et une fin).

D’ailleurs, comme on peut le voir sur la photo, je le possède en vinyl ET en cd. Et ce n’est pas un truc débile de collectionneur (quoique)… C’est parce que l’ordre des morceaux est différent sur les deux supports (il faudrait demander au Nathan pourquoi -en espérant que ce ne soit pas juste une histoire de durée de face) et que, du coup, le résultat l’est aussi. Je préfère la version cd et c’est celle que je vais commenter (mais je vais faire comme si c’était la version du vinyl pour des raisons que je vais garder secrètes -moi inclus).

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La face A commence avec « Stops » comme au réveil d’un rêve cotonneux et aphextwinien (=ici de l’electro zarbi sans véritablement de rythmique). Le « Grandfathered » qui suit incarne tout ce que j’aime dans la musique électronique: un morceau planant, une bonne mélodie, plein de ruptures, des variations de son et quelques effets (sans en abuser).

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(dans le même genre je conseille tout particulièrement cette merveille de Daedelus)

« Charlie’s house » lui emboîte le pas mais avec un peu moins de réussite…

La face B débute par le lent et progressif « Burnblechord »… Le bruit s’invite… Durablement et tant, qu’on pourra se demander si les deux morceaux suivants, « Superpositions » et « Bawsey », ne sont pas signés par un Slowdive instrumental ou par un Mogwai contemplatif.

En début de face C, commence « The sky was pink », son tout premier 12″ (la version de l’album est plus courte, plus brute que celle du maxi et de la vidéo qui vient après) et avec lui un larsen-sirène grandiose qui traverse tout le morceau (je m’en veux à l’époque de sa sortie d’être passé à côté -je n’avais écouté que le remix de James Holden qui en avait « gommé » le côté noisy).

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Après l’explosion et le ciel rose (merci la bombe A), on croit « redescendre » avec la petite merveille (presque) pop « You are here ». Mais, des claviers déformés ravivent la tension et le bruit… On peut  se trémousser dessus (au ralenti), hocher/dodeliner de la tête ou faire le tout à la fois (c’est mon cas).

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L’ outro de cette face prend la forme d’un court (mylène) « Falmer » crescendo qui me rappelle (en beaucoup moins méchant et agressif) le monstrueux show supersonique que My Bloody Valentine a donné à Saint Malo cet été et particulièrement le passage « avion qui décolle » au milieu de « You made me realise »  (très bon souvenir).

Ce qui nous permet de rappeler qu’il est établi depuis pas mal de temps que des groupes comme justement My Bloody Valentine ou Slowdive (dont le label mélancolico-électro allemand Morr Music a sorti un album de reprises dès 2002) inspirent (dans la forme ou l’esprit) nombre d’artistes associés à la musique électronique (et je ne pense pas qu’à des trucs comme M83, The Field ou Maps…). Leur influence est d’ailleurs bien mieux digérée par les acteurs de cette scène que par des groupes de rock (qui virent rapidement à la copie ou à la caricature).

On pense alors que la dernière face du disque marquera la fin de ce voyage noisy. Nathan Fake semble en effet nous ramener « à la maison » avec un « Long sunny » qui commence dans une veine « électro ». C’est un leurre, au bout d’une minute démarre la seule guitare véritablement jouée sur l’album (par Vincent Oliver, le camarade ornithologue de Nathan Fake sur la vidéo de « You are here »).

Sur le dernier morceau, « Fell », N. Fake troque cette guitare pour des sons aquatiques qui se marient à merveille avec ses claviers… Enfin, un court silence, puis un morceau fantôme, une comptine électronique qui évoque l’inaugural « Stops », mais enregistré live et tout nu à la pointe du Raz (et j’me comprends).

Putain de bon disque.

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Ce remix que Four Tet a réalisé de « You are here » a fini dans mon top 15 de l’année 2007. Le pourtant pas violent mais virevoltant roulement de batterie vers la fin me rend fou.

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Nathan Fake jouera le samedi 24 octobre sur la scène rave, juste après Fairmont, son collègue de label…

loft will tear us appart

Une des nouveautés de cette 11ème édition de Nördik est la soirée « Nördik Appart » organisée par l’association Happy Daymon.

Huit groupes pop et/ou folk locaux se produiront dans huit appartements différents pour des concerts acoustiques (pas facile de brancher des guitares et faire chauffer une batterie dans ce type de lieu), le mardi 20 octobre :

tout le monde ira appart moi

Je trouve le concept excellent même si, malheureusement pour moi, cela se déroulera en même temps que le concert de Pierre Henry (que je ne louperais pour rien au monde -même pour un épisode inédit de Papa Schultz). J’essaierai néanmoins d’y faire un tour vers 20h, puisque c’est appartir de cette heure que l’ouverture des portes se fera, en espérant voir le début d’un concert…

Vingt personnes en moyenne pourront être accueillies dans ces apparts.

Comme indiqué sur l’affiche plus haut, il faut faire une demande par mail à nordikappart@yahoo.fr pour espérer avoir une place, en précisant quel groupe on veut voir et en laissant son email et/ou numéro de portable. Ainsi, le jour J, Happy Daymon informera les heureux élus de l’adresse de l’appartement où le concert souhaité aura lieu.

« On » m’a confié sous le sceau et la pelle du secret que celles et ceux ayant obtenu une invit’ pouvaient demander (à la même adresse nordikappart@yahoo.fr) s’il était possible d’amener de quoi boire et/ou de quoi manger -les réponses seront peut-être différentes selon les lieux. En cas de réponse positive, il sera judicieux d’éviter les plats en sauce et les gâteaux à la crème.

Dans certains appartements, il sera même possible d’acheter à boire -la vente se faisant a priori à prix coûtant.

Classe, nan?

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