Une bien belle soirée !

Transats, parasols, bambous exotiques et autres guirlandes électriques colorées agrémentaient la soirée côté terrasse.

L’équipe du bar était « Ready », la soirée pouvait commencer.

 

Avec en ouverture, outre notre DJ Bluff national, les étonnants Black Worrell et leurs masques mystérieux.

 

A l’issue du concert, les deux chanteurs / MC ont même joué le jeu de la bonne humeur en dédicaçant leurs affiches et les bras de certains fans.

 

Ce fut au tour des jeunes anglais de Rizzle Kicks d’enflammer la scène avec leur show décoiffant !

Enfin pour parfaire cette soirée, les talentueux Disc Jockey de C2C ont retourné la grande salle du Cargö (sisi, même les gradins). Malgré les 45 degrés approximatif et tous ces débardeurs, marcel et autres t-shirts mouillés par la sueur, le concert était tout de même fort sympathique.

 

En infiltration à l’ésam pour l’exposition Grems

Dans les couloirs du Cargö, un informateur anonyme m’a filé l’info de la journée: il parait que l’expo Usle, le S.A.V de Michael Eveno aka Grems est en cours d’installation. Avec un appareil photo caché sous ma veste en tweed j’ai réussi à m’infiltrer dans l’exposition.

Après Paris, Mexico ou encore Pékin, le français s’expose donc à Caen à partir de 17h jeudi pour Nördik Impakt avant son concert du 3 novembre au Pavillon de Normandie !

une semaine de festival à par(a)t

Cette semaine de concerts nordikienne fut une semaine intense avec plein de trucs à voir, de trucs à rater et des rues caennaises animées comme rarement. Une ambiance plutôt bonne, conviviale, il arriva bien sûr de se faire bouler ou asperger de bières sans excuses aucunes mais bon, si on voulait des soirées peinards, on resterait chez soi à écouter des cds (ou des vinyls) (ou des meupeutrois).

J’ai retenu 5 concerts en particulier, une sorte de top 5 dans l’ordre d’apparition à l’écran.

Gomina fut le premier groupe à jouer dans le cadre du festival (dans le cadre du before festival pour être précis). Il lança le festival de la meilleure des façons avec sa musique mélodique, répétitive et organique. Troisième fois que je vois les quatre caennais sur scène et ils s’améliorent à chaque fois. On ne connaît qu’un morceau studio d’eux et une vidéo captée live dans leur studio, il devrait y avoir du nouveau bientôt.

Death In Vegas a quant à lui ensoleillé mon mardi, chose assez incroyable tant la musique du projet de Richard Fearless est sombre et la scène sur laquelle il joua peu éclairée et perdue dans un brouillard artificiel. Il est rare qu’un groupe reprenant du service après une si longue absence brille autant avec les anciens morceaux attendus par les fans qu’avec les nouveaux. Trans love energies est un grand album, Death In Vegas un grand groupe et leur prestation fut, euh, grande.

Le mercredi était quasiment réservé aux Nördik Appart. Je ne peux parler que du concert auquel je suis allé, celui des Moonjellies dans un coquet appartement rue de Bayeux. Les (pour l’occasion) trois tourangeaux (37) ont vraiment fait honneur à leurs pop songs délicates. Leurs harmonies vocales me bluffèrent et la simplicité dans l’exécution également. Des types en or, des chansons superbes jouées justement devant une assistance à la hauteur… Grande soirée [Edit: la preuve avec cet inédit].

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Surtout qu’elle se poursuivit à la Brasserie du Théâtre, lieu de rassemblement de tous les groupes et spectateurs de ces concerts. L’ambiance fut aussi bonne et tout le monde semblait ravi de sa soirée, des groupes découverts ou revus…

Jeudi était la grande soirée de la semaine: Metronomy + Connan Mockasin + Mondkopf. Certains festivals auraient venu pèrémère pour en avoir une de ce tonneau. Selon moi, c’est le Connan qui a tiré son épingle (à coupe de cheveux zarbie) du jeu(di). J’ai été comme hypnotisé tout du long. Ses musiciens furent impec’ et du coup les chansons, bien que différentes des versions studio, aussi troublantes que ces dernières. Un exploit au vu de la production d’une justesse rare de son dernier LP. Ils auront beau faire des têtes d’ahuris de la crêche, porter des mocassins ridicules (des sabots mocassins même pour Connan), leur musique est on ne peut plus sérieuse en même temps que son interprétation est ludique et inspirée. De la poésie, voilà ce que c’était, de la poésie.

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Le vendredi, j’ai préféré voir I’m From Barcelona que Woodkid. Ceux qui étaient à l’église ND de la Gloriette ne tarissent pas déloges sur la prestation de Yoann Lemoine et ses musiciens. J’espère que je pourrai me rattraper un de ces quatre. Je ne regrette cependant pas mon choix tant la prestation des suédois d’I'm From Barcelona fut réussie. J’en ai déjà lapidairement parlé ici de manière euphorique et je maintiens mes propos.

Pour la soirée de clôture, j’ai fait des aller-retours entre le Cargö et le Fermeture éclair. C’est le live de Saul(eil) Williams qui m’a mis par terre. Impressionnant de bout en bout. Je ne connaissais que de très loin sa musique qui m’a rappelé celle des Disposable Heroes of Hiphoprisy ou des Beatnigs pour l’inventivité et le mélange des genres, sans doute en plus accessible, mais on s’en tape, c’était fort. Son groupe a été épatant, le suivant dans toutes ses exhubérances = passer d’un titre à capella à un truc très électro samplant I wanna be your dog à quasiment du punk puis à un morceau soul… J’ai envie de me pencher sérieusement sur ses disques que j’ai dû mal à imaginer à la hauteur de ce que j’ai vu.

L’année prochaine, le déroulement de Nördik 14 devrait être différente de la 13 puisque les organisateurs auraient parlé d’une édition de transition (entre celles du par expo et éventuellement d’un nouveau lieu). On verra bien mais, cette année, la multiplication des lieux (ND de la Gloriette, la mairie, la Maison de l’étudiant, la Fermeture éclair, le Pavillon de Normandie…) et l’utilisation du Cargö et même du BBC donnèrent largement satisfaction [edit: apparemment, plus qu'une année de transition, c'est plutôt une édition qui donnera le "la" des futures comme il l'est annoncé dans cette interview de qualité].

Yeah!

(j’espère agrémenter ce post de quelques photos dans un futur proche)

Clôture des ébats.

Nous y voilà, ma final mission comme envoyé spécial du président Coty dans ce rafiot pimpant qu’on appelle le Cargö par ici. Forcement la comparaison avec les soirées de clôture du parc expo agite les langues. Ce joli contrôle policier de ma magnifique ZX est lui bien dans l’esprit de cette grande teuf païenne que représente la fin d’un Nördik Impakt. Du coup j’investis la salle, l’ambiance est là, tout le monde est saoul. C’est la fête. Je vais voir les dernières minutes de Saul Williams, trois titres. Un truc un peu soul, un truc genre punk éléctro un peu dégueulasse et un truc un peu progressif. J’ai pas super accroché à tous ces trucs, après je ne vais pas me permettre de juger sur si peu de choses. Je vais boire des coups, on taille le bout de gras avec les copains et puis je vais me poser bien à l’abris dans les gradins pour le show de Stupeflip. Je n’ai pas regretté vu la furie qui animait la fosse dès les premières minutes du concert. Moi j’ai un peu de mal avec Stupeflip. Je trouve que ces deux garçons écrivent foutrement bien, j’aime beaucoup le dernier album mais dans l’ensemble les instrus à consonances métalleuses ne me parlent pas plus que ça. Mais j’ai tout de même beaucoup aimé ce spéctacle aux allures de réunion de secte. Parce que oui c’était un vrai péstacle. Des personnages à la pelle, des effets presque spéciaux, un truc de ouf guedin comme ils disent. Et puis la fin de set sur Stupeflip Vite était vraiment mortelle. Bien, bien, bien. Je retourne boire des coups, je retaille le bout de gras avec les copains et je vais me poser devant le jeune prodige Madeon. Chemise blanche bien repassée, coupe impec’ le (très) jeune homme est propre sur lui. Ce qui ne l’empêche pas d’envoyer un set très impressionnant de maîtrise. On a l’impression de revoir Sebastian avant qu’il ne fasse n’importe quoi. Après le petit est jeune et donc succombe à quelques grosses fautes de goût dans son choix de morceaux, mais qu’importe l’ensemble fonctionne. Il achèvera tout le monde en présentant le méga mash up de 37 morceaux qui l’avait fait buzzer sur la toile. C’est assez dingue à voir quand même. Dans tout ça j’ai pas eu le temps d’aller à la fermeture éclair ce qui m’embête un peu. Mais bon la fin de soirée fut chouette, pleine de copains, un peu moins de musique. Une vraie fin de Nördik Impakt en somme.

J’ai presque envie de dire que celui qui aura zappé la mairie en fin d’aprem n’aurAPPARATé grand chose

J’aime bien Radiohead mais j’aime pas trop les groupes qui sonnent comme Radiohead… Je pense pouvoir faire ce reproche à Sascha Ring et à ses trois amis (plus en live que sur disque). Cela avait pourtant plutôt bien démarré, avec Sweet unrest, sa longue intro instrumentale, répétitive, obsédante… Mais dès le morceau suivant, chanté, qui rappelait le Radiohead de Kid A, paf! tout s’écroula…

Ça m’a fait pareil tout du long, ça m’a glissé dessus, alors que les morceaux étaient variés, alternant moments calmes et intenses, mélangeant électronique et arpèges de guitares. J’ai trouvé le batteur fascinant, le bassiste prenait un plaisir évident à jouer et le Sascha était concentré et sympathique (le quatrième membre était assis et caché par la fumée). Purée de coq, c’eût dû être bôn, maîs ce ne le füt point.

J’ai croisé à la sortie des collègues du blog qui ont apprécié. Ils en parleront peut-être par ici.

Ce soir, c’est Cargö (Christine va démarrer sous peu, puis y aura notamment Saul Williams à 21h30 et Stupeflip à 23h30) et La Fermeture éclair avec la soirée factor[i] à partir de 21h30 (avec entre autres le londonien N-Type)..

Barcelonight Fever.

Je vais faire court parce que j’ai cru comprendre que mon camarade roubignole avait envie de parler aussi de ce concert, mais je ne pouvais pas ne pas parler un peu de ce petit moment de bonheur naïf qui a eu lieu hier soir au BBC en compagnie des I’m From Barcelona. Bon ça n’était pas une vraie surprise, on avait tous encore des étoiles dans les yeux au souvenir de leur prestation au Cargö il y a deux ou trois ans. Mais on se dit que quand même le dernier album est un petit peu moins  bien, que ça ne peut pas marcher à chaque fois. Ben tiens, banco ! De l’intro hilarante sur Get In Line au lâché de ballons géants en passant par la choré de l’inévitable Treehouse c’était sourire indécollable et mains levées. Ils sont incroyables ces gens j’vous dit. C’est n’importe quoi de transpirer la bonne humeur à ce point. Mais ça marche plus que bien, sur certains titres j’en avais presque la larme à l’œil. Du smile aussi quand ce bambin a investit la scène pour ne plus la quitter. Les suédois l’ont fait jouer de la trompette, de la guitare, danser… Sans jamais pour autant sacrifier leurs chansons. Parce que c’est ça l’autre chose extraordinaire chez les fake-barcelonais. On est à la parade de Disney avec ballons, confettis et j’en passe, mais jamais, ô grand jamais le musical n’est sacrifié. Chaque chanson est superbement jouée (souvent bien mieux qu’en studio) qu’importe le nombre de cotillons volants. Du coup quand à la fin du concert le frontman nous dit: « So, we’re friends now ? We can come back next year and play with you again ? », j’me suis senti un peu triste de quitter cette bande de gai lurons et j’ai eu envie de crier un truc du genre « Oh oui revenez vite ! ». Mais bon faut pas déconner, j’suis un bonhomme moi.

I’m From Barcelona, We’re All From Barcelona.

I’m From Barcelona en concert, c’est comme un show à Disneyland, c’est de l’amour en chansons et de la bonne humeur perpétuelle.

La plus belle illustration de leur concert est sans doute le sourire de cet enfant monté sur scène pour danser avec eux. Avec monsieur et madame tout le monde qui en une seule chanson transmettent leur joie de vivre.

Ils ont trouvé la recette du bonheur.

 

 

Connan Mondkasin !

J’enfile mon smoking, remet un coup de pento et let’s go to the Cargö comme disent les angliches. C’est jeudi c’est LA soirée méga attendue. Des vigiles à l’entrée. Ils me demandent comment est ma blanquette. Je leur répond que la blanquette est bonne. C’est parti. Après avoir rencontré Kélib pour une itw fort intéressante que je vous mettrais par ici demain, je file me caler en grande salle devant les décoiffés Connan Mockasin. Et quelle classe pour des gens si mal fagotés. Émotions à tous les coins de riffs, guitare à la Hendrix sous 4000 acides différents et puis le reste. Les petits trucs indescriptibles qui font que tu frissonnes, que t’as cette petite boulette qui passe de ton estomac à ta gorge en un quart de seconde. C’était beau, classieux, inédit. Chapeau (pour couvrir vos cheveux bande de hippies !)

Ensuite je campe sur mes positions dans la salle en m’attendant à une déferlante de fans déchaînés. Nenni c’est peinard à droite pendant que ça pousse à gauche. Du coup je suis fort à mon aise quand Metronomy entre sur scène sous les cris déchaînés. Les tubes s’enchaînent et se lient à ceux des albums (dé?)passés avec plus ou moins de réussite. Certains titres fonctionnent avec brio sur scène comme la terrible The Bay, She Wants ou encore Love Underlined. Et l’ensemble du concert est d’ailleurs positif. Mais voilà au bout de 30 minutes les brittons m’ont un peu laissé sur le carreau. La faute à un son de guitare immonde, à Everything Goes My Way chanté par la batteuse qui est bien batteuse et pas chanteuse, à une Corine massacrée… Bref à une vraie irrégularité dans ce concert qui enchaîne le très très bon et les échecs parfois aux abords du mauvais goût.  Un peu désappointé finalement.

Heureusement j’ai suivi mes conseils et suis resté pour la grand messe de Mondkopf. Je vais commencer par le seul reproche que j’ai à faire à ce concert : les visuels qui accompagnent le français sont tout pourris. C’est tout. Parce que niveau sonore rien à redire. Alternant allègrement entre Rising Doom (majoritaire) et Galaxy Of Nowhere, le set de la tête de lune est monstrueux de puissance. Un déluge de beats violents mais regroupant toujours cette finesse de production et de composition. Les morceaux de Mondkopf sont pleins de recoins en tout genres si l’on prend la peine de les laisser s’installer dans la longueur. Les nappes synthétiques se mêlent aux (très) grosses basses pour 45 trop courtes minutes d’un live en béton armé. C’était la très très grande classe. J’appelle Coty dès aujourd’hui pour lui remettre une médaille.

Nördik Appart : Lispector & Monsieur Crane

Caen, le 05-10-2011, 20h30, dans un appartement tapissé de phallus jaunes, ceux d’Andy et des Dandy. Tranquille, je garde le mien dans mon slip.

C’est Lispector qui commence la soirée et les premier titres me font justement penser au Velvet. Une petite voix douce et réverbérée (malheureusement un poil sous mixée) sur des nappes de clavier pop psychédéliques. Au bout de trois chansons je vois que je n’ai pas touché à la bouteille de whisky posée sur la table basse. Merde. Je me rattrape, m’en descend un cul sec pour ne pas perdre le fil, me cramponne à l’accoudoir du canapé, et repart rêvasser. Je croise alors Daniel Johnston, The Beatles, Casiotone for the Painfully Alone, Flotation Toy Warning et puis, bizarrement, un peu de The Horrors. C’est beau et ça se prête parfaitement au format appartement.

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Et puis on change de poésie avec Monsieur Crane. Ce dernier nous pèle gentiment le phallus lors d’un set qui petit à petit monte en puissance jusqu’à la très réclamée « Sucette à la fraise ».

Je dois avouer ne rien connaitre de la chanson française. Monsieur Crane chante en français, c’est donc là que je commence à parler de ce que je ne connais pas.

Moi ce que je connais c’est Alain Souchon et Renaud. Et ben Monsieur Crane ça ne ressemble ni à l’un ni à l’autre. Sans conviction j’ai pensé un moment à cet album de Diabologum que j’ai écouté il y a longtemps… Mais tout le monde s’en fout de Diabologum.

Je dois aussi avouer ne pas y connaitre grand chose en Rap/Hip Hop. Le fait même que j’associe les deux en fait peut-être frémir certains d’effroi. Mais pendant le concert j’ai pensé à Jamie T. Vu que je suis son plus grand fan Caennais :

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Conclusion: Initialement je voulais faire un grand article sur le charme et le rock’n roll, comme quoi il vaut toujours mieux avoir du charme que de se prendre pour une rock star. Monsieur Crane et Lispector ont du charme. Au cours de ce grand article je démontrai de façon définitive la suprématie de Blur sur Oasis.

Tout le monde m’acclamait et je fermai définitivement leur gueule aux cons qui pensent le contraire.

Et puis c’était trop long.

Bisous.

Bienvenue au Non-Concert des Chocolate Donuts.

Après être arrivée tellement en retard à la boom que tout le monde était partis, je suis arrivée bien en avance au concert en appartement des Chocolate Donuts

Après avoir sorti tout le matos des voitures et l’avoir monté jusqu’au troisième étage, j’ai grignoté un bout de pizza…

Après deux chansons de balances et trois « check-micro« , la police est arrivée…