Comment était votre blanquette ?

Voilà c’est mon dernier, après je rend mon nom de code à Armand et je retourne à la vie civile. Mais avant tout ça il faut que je tapote mon rapport au président. Je vais d’abord lui dire que les choses ont commencé en beauté Mardi avec le come back très réussi de Death In Vegas qui m’a hypnotisé avec ses grosses nappes et son Fearless formidable. C’était la classe à Dallas. Il y a ensuite eu ce joli moment dans un jardin de la rue St Pierre en compagnie des Kim Novak qui nous ont offert un set moins tendu qu’à l’habitude, mais toujours aussi bon, beau, bien. Et puis je vais lui dire que Connan Mockasin doit être surveillé de près tant ses mélodies éthérées semblent avoir un pouvoir paranormal. Aussi poétique que magique l’un des très grands moments de cette semaine. Avec Mondkopf. Le français m’a déboité la tête sans en faire trop. La puissance mais sans vulgarité. Une médaille Mr Coty, une médaille… Et puis il y a eu ce moment de pur bonheur en compagnie des I’m From Barcelona qui m’ont collé un sourire niais que j’ai toujours du mal à virer. Et puis le show hallucinant des Stupéflip et leur messe pour enfants fous qui aura été la dernière fulgurance de mon festival Ah et j’oubliais aussi le concert d’Apparat à l’Hôtel de Ville. Puissant et touchant avec un petit air de Sigur Ros. Très bien.

Voilà quand je regarde un peu vers l’arrière en poussant mes cernes sous les yeux, c’était une bien jolie semaine. Fatigante mais stimulante. Certes Nördik s’est séparé de son grand terrain de jeu, mais c’est toujours un plaisir que d’y revenir. Sur ce je vais me reposer avant ma prochaine mission. Un bisou à tous les camarades du blog et un gros calin aux deux garçons travailleurs de l’ombre qui nous ont permis d’écrire plein de conneries ici. C’était bien, c’était chouette…

 

Bref, j’ai vu Death In Vegas.

Bref j’ai été voir Death In Vegas. J’ai débarqué au Cargö, j’ai claqué une bise, deux bises, plein de bises. Tout le monde me dit que j’arrive tard. J’étais en retard. Oui parce que avant j’ai été voir kIM NOVAk qui jouait dans un jardin. Un Policier alien s’est pointé. Ils avaient des néons verts (les kims pas la maréchaussée) ça faisait Muse. Ils ont bien joués, c‘était bien. Donc je suis en retard au cargö. J’ai raté Red Clubs. Comme tout le monde apparemment. Plugs et D.R.U.G.S a priori, tout le monde s’en tape. Moi aussi en fait. J’ai raté la Femme. Tout le monde me dit que c’était tout pourri. M’étonne pas. Je suis rentré dans la grande salle, j’ai vu Richard Fearless, il a toujours la classe. Son guitariste chevelu aussi. Le son est mortel. Les chansons sont mortelles. Set bien construit, chansons aussi. C’était pas la tuerie. Juste un vrai bon concert avec de vraies bonnes chansons. Et puis Fearless avait la classe. Bref, j’ai vu Death in Vegas.

Lost in vibration (Ebony Bones)

Très actuel, Ebony Bones vient de livrer non pas un concert mais un show. Les avis divergent quand aux chansons mais les danseuses Zoulous font leur petit effet. Fruit de l’accouplement (du gang-bang ! ) entre des peaux-rouges, des esclaves du sud américain et des Inuits pré-pubères le groupe aux tenues design  se met le public dans la poche. Certains parlent des Klaxons, d’autres des Of Montréal…

Face à moi une femme nue se fait peindre le corps, Etienne de Crecy retourne le Zénith et, inlassablement, de belles images et de belles lumières illuminent le Parc Expo.

Ce n’est que le début, d’accord, d’accord…

Dub Pistols & The Herbaliser (re-lost in vibration)

JohnBeach : Je kiffe grave.  Un mc, un dj, un bassiste et un guitariste avec de vraies tronches de british et un tromboniste-skinhead avec une gueule de videur qui fait peur ! C’est les Spécials, 25 ans plus tard : la soirée commence vraiment !

Abbey Pop : The Herbaliser c’est Looking for Eric de Ken Loach. Des Brits plus vrais que nature tout droit sortis d’un pub middle-class. Malheureusement, comme hier pour les Chocolate Donuts, le public est encore (!) rue Ecuyère.

Les Dub Pistols mitraillent tout ce qui passe à base d’une jolie basse Rickenbaker . Ce n’est plus Les amateurs de foot fan de Cantonna mais This is England (Shane Meadow) et les skins ! Par contre ce n’est pas les Specials que j’invoquerai mais plus Madness et son côté disco. (enfin quoi Johnbitch !)

Lost in Vibration #3, le level au dessus du précédent.

Ça y est on se perd ! Non mais vraiment. Perdu de chez perdu ! roubignole ne prend pas de « s », ni de majuscule, Red Bull par contre prend au moins trois « s ».

Si le Sternum est l’endroit où se place la masculinité alors la mienne est mise à mal !

Yuksek me martyrise et le Peuple de l’herbe m’achève. Je me réconforte en me disant que les basses ne provoquent pas de pertes auditives…

Lost in Vibration #2. Level #4.

En terrain connu avec les Chocolate Donuts je ne suis pas encore perdu. Pourtant, le Pas de Calais est présent, comme prévu, humide!

Pour Pony Pony Run Run ce n’est plus le Pas de Calais mais la  jungle amazonienne. La basse n’a pas de tête (scandale) mais le bassiste bouge bien la sienne.

Et puis les Subs attaquent à base de Beats et de BPM le Parc Expo, sourd mais pas encore aveugle le vieux. Alors on bouge la jambe, l’étrange liquide russe et rose commence à faire effet, et lorsque l’un des trois DJs escalade la structure métallique on voit Iggy Pop dans son cuir. Il est décidément difficile de se perdre dans les vibrations!

Lost In Vibration #1, Level #2!

(ou les pérégrinations d’un popeux dans le Nördik)

Il n’y avait apparemment pas assez de basses dans l’église Notre Dame de la Gloriette pour que Pierre Henry puisse jouer l‘Apocalypse selon Saint Jean. Avant de rendre malheureux les plus de cinquante ans, qui avaient révisés leurs bibles de longues heures pour l’occasion, Pierrot aurait dû réfléchir à deux fois et essayer l’acoustique du parking souterrain du Château.

Boum tcha tchiiii, boum tchtchatchatcha, boum tcha tchiiiii, boum tchatchatchatcha !

Il veut des basses papy ?

C’est mieux comme ça ?

En effet, ce soir, une seule norme : aucune fréquence au dessus de 150Hz et, vu la façon dont vibre le château, l’apocalypse n’est pas loin. Descend! Prend ce couloir! Dirige-toi vers ces basses que tu vois au fond du tunnel. Et, tout là-bas sous 2m20 de plafond, commencent à s’agiter les beat lovers sur Hermutt Loby. Claustrophobe s’abstenir.

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Hermétique à la pureté et à la beauté du boum-boum, je dois attendre Dorian Concept pour pouvoir m’accrocher à quelque chose qui me parle… Car tout à coup des médiums apparaissent, des voix aussi et on se surprend à traquer la pop dans les rythmes boum-tchack que déroule Dorian. Sur un titre certains y voient du Clash (This is Radio Clash), d’autres du Gainsbourg période Funk pourrave… Blindtest original, souterrain et alcoolisé!

On s’accroche décidément à ce que l’on peut, surtout lorsque les basses vous prennent au sternum.

Fulgeance nous accroche l’oreille et torture les sons et les rythmiques. Sa trompette est aussi réaliste que les grillons (et non pas des sauterelles m’ont précisé des spécialistes en biologie animale) de Pierre Henry et les breaks surprennent. Le public s’échauffe et la chaleur se fait dans ce souterrain à l’architecture froide. néanmoins pas de coït sous les néons ni de sexualité déviante à l’horizon.

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A Pierre Henry les églises, à Eklektik le parking du château. L’histoire de l’électro en deux jours, c’est beaucoup à digérer.

Mon acouphène va bien, bonsoir.