Caen, le 05-10-2011, 20h30, dans un appartement tapissé de phallus jaunes, ceux d’Andy et des Dandy. Tranquille, je garde le mien dans mon slip.
C’est Lispector qui commence la soirée et les premier titres me font justement penser au Velvet. Une petite voix douce et réverbérée (malheureusement un poil sous mixée) sur des nappes de clavier pop psychédéliques. Au bout de trois chansons je vois que je n’ai pas touché à la bouteille de whisky posée sur la table basse. Merde. Je me rattrape, m’en descend un cul sec pour ne pas perdre le fil, me cramponne à l’accoudoir du canapé, et repart rêvasser. Je croise alors Daniel Johnston, The Beatles, Casiotone for the Painfully Alone, Flotation Toy Warning et puis, bizarrement, un peu de The Horrors. C’est beau et ça se prête parfaitement au format appartement.
Et puis on change de poésie avec Monsieur Crane. Ce dernier nous pèle gentiment le phallus lors d’un set qui petit à petit monte en puissance jusqu’à la très réclamée « Sucette à la fraise ».
Je dois avouer ne rien connaitre de la chanson française. Monsieur Crane chante en français, c’est donc là que je commence à parler de ce que je ne connais pas.
Moi ce que je connais c’est Alain Souchon et Renaud. Et ben Monsieur Crane ça ne ressemble ni à l’un ni à l’autre. Sans conviction j’ai pensé un moment à cet album de Diabologum que j’ai écouté il y a longtemps… Mais tout le monde s’en fout de Diabologum.
Je dois aussi avouer ne pas y connaitre grand chose en Rap/Hip Hop. Le fait même que j’associe les deux en fait peut-être frémir certains d’effroi. Mais pendant le concert j’ai pensé à Jamie T. Vu que je suis son plus grand fan Caennais :
Conclusion: Initialement je voulais faire un grand article sur le charme et le rock’n roll, comme quoi il vaut toujours mieux avoir du charme que de se prendre pour une rock star. Monsieur Crane et Lispector ont du charme. Au cours de ce grand article je démontrai de façon définitive la suprématie de Blur sur Oasis.
Tout le monde m’acclamait et je fermai définitivement leur gueule aux cons qui pensent le contraire.
Et puis c’était trop long.
Bisous.