Comme une trouvaille dont on n’était pas peu fière, ces lunettes cartonnées, on les a promené de nez en nez pendant une bonne heure.
Des nez, plus ou moins connus, importants, contents,
Plus ou moins rouges aussi…

Un jeune garçon, s’est présenté
- « Bonjour, je suis Simon de Murmure »
Après un regard interloqué je lui ai poliment demandé ce qu’il voulait :
- « Euh… ouais! Cool !  »
Enfaite, il est le créateur de ces drôles d’objets lumineux, et il m’a dit :
-  » Le 13 aussi, c’est moi ! « 

Deuil, Jobs et musiques

Steve Jobs, le co-fondateur d’Apple, est mort à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer du pancréas, le mercredi 5 octobre 2011.

Quel rapport avec ce blog me direz vous? Une seconde de réflexion, le rapport est évident. L’héritage laissé par iPapy au monde en général est ahurissant.

Mais que dire que l’héritage laissé à la musique? iTunes, les iPods, la quantité incroyable de logiciels utilisées dans les studios, GargageBand, Genius, Logic… tant d’outils dont se servent aujourd’hui les artistes et les consommateurs du plus bel art que l’Humanité ai enfantée.

Et puisque aujourd’hui il n’est pas impossible de faire un album formidablement produit dans son garage, pas impossible d’écouter un disque dans la rue 30 secondes après l’avoir acheté. Pas impossible de faire un album entièrement sur iPad même si on s’appelle Gorillaz. Puisque tous les DJs arborent sur scène une pomme rétro éclairé. Puisque il n’est  pas impossible (encore) de faire un show sur une tablette alors qu’on a le génie Chilly Gonzales.

Il convient de rendre un vibrant hommage à ce fou qui a pu, dans un coin de son esprit assurément dérangé permis cela. Steve Jobs était un artiste et un musicien, un freak control et certainement un escroc, il était le Léonard de Vinci des temps modernes. Sa vision a bel et bien changé le monde. La musique perd aujourd’hui un de ses plus grands défenseurs.

Nördik Appart : Lispector & Monsieur Crane

Caen, le 05-10-2011, 20h30, dans un appartement tapissé de phallus jaunes, ceux d’Andy et des Dandy. Tranquille, je garde le mien dans mon slip.

C’est Lispector qui commence la soirée et les premier titres me font justement penser au Velvet. Une petite voix douce et réverbérée (malheureusement un poil sous mixée) sur des nappes de clavier pop psychédéliques. Au bout de trois chansons je vois que je n’ai pas touché à la bouteille de whisky posée sur la table basse. Merde. Je me rattrape, m’en descend un cul sec pour ne pas perdre le fil, me cramponne à l’accoudoir du canapé, et repart rêvasser. Je croise alors Daniel Johnston, The Beatles, Casiotone for the Painfully Alone, Flotation Toy Warning et puis, bizarrement, un peu de The Horrors. C’est beau et ça se prête parfaitement au format appartement.

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Et puis on change de poésie avec Monsieur Crane. Ce dernier nous pèle gentiment le phallus lors d’un set qui petit à petit monte en puissance jusqu’à la très réclamée « Sucette à la fraise ».

Je dois avouer ne rien connaitre de la chanson française. Monsieur Crane chante en français, c’est donc là que je commence à parler de ce que je ne connais pas.

Moi ce que je connais c’est Alain Souchon et Renaud. Et ben Monsieur Crane ça ne ressemble ni à l’un ni à l’autre. Sans conviction j’ai pensé un moment à cet album de Diabologum que j’ai écouté il y a longtemps… Mais tout le monde s’en fout de Diabologum.

Je dois aussi avouer ne pas y connaitre grand chose en Rap/Hip Hop. Le fait même que j’associe les deux en fait peut-être frémir certains d’effroi. Mais pendant le concert j’ai pensé à Jamie T. Vu que je suis son plus grand fan Caennais :

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Conclusion: Initialement je voulais faire un grand article sur le charme et le rock’n roll, comme quoi il vaut toujours mieux avoir du charme que de se prendre pour une rock star. Monsieur Crane et Lispector ont du charme. Au cours de ce grand article je démontrai de façon définitive la suprématie de Blur sur Oasis.

Tout le monde m’acclamait et je fermai définitivement leur gueule aux cons qui pensent le contraire.

Et puis c’était trop long.

Bisous.

Day Of Anger.

Avant de parler de ce dont j’ai envie de parler, je me dois de parler de ce dont je me dois de parler. Tout ça pour dire qu’à côté de mes fonctions officielles, je joue du luth dans une formation locale de musiciens en djellaba. Or, hier soir même nous fûmes brutalement interrompus par la milice alors que nous nous apprêtions à divertir une vingtaine de convives dans un appartement. Nul moyen de négocier avec ces rustres, même en leur montrant ma photo du président Coty. Des rustres j’vous dit. Je leur montre donc ici ma plus belle citation, pour mettre la France en garde de ce qu’elle pourrais devenir avec de tels individus.

Mais passons sur ces tristes événements. Je voulais surtout parler cinq petites minutes de Mondkopf. Un français avec un nom d’Allemand qui signifie Tête de Lune. C’est joli non ? Eh bien moi contre vents et Metronomy, c’est pour le voir lui avant tout que je serais au Cargö ce jeudi. Attention éloges.

C’est avec Galaxy Of Nowhere que j’ai découvert le garçon. Ce fut le coup de foudre. Le premier LP du français est une merveille. Pourtant pas un immense fan d’électro, cet album m’a électrisé comme un interrogatoire du KGB. Atmosphères léchées, constructions labyrinthiques, sonorités hypnotisantes. Un petit chef d’œuvre de musique électronique. Point d’orgue de cet album: la magnifique et obsédante Dame En Bleu dont je ne me suis toujours pas relevé.

Et puis il est revenu avec Rising Doom, renouant avec ses influences plutôt Goth. Un disque apocalyptique, dans le bon sens. Moins fin que le premier, plus puissant, plus rageur, plus dansant. La presta de ce soir devrait s’apparenter à ce deuxième disque.

En deux albums seulement, Mondkopf érige déjà un monument de l’électro française. Restez après Metronomy ce soir, c’est un ordre direct du président Coty.

Nördik Appart : The Moonjellies

Caen, rue de Bayeux, intérieur tamisé, 20h30

En formation réduite – le quatrième larron étant resté sur Tours – les Moonjellies ont offert en ce jour un live enchanteur. Déjà vu à Lion sur mer cette même année, leurs chansons ,où harmonies vocales et mélodies variées s’entrechoquent, restent pour moi un mystère de fraîcheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos nouveaux amis ne connaissent pas grand chose à la vie. Le guitariste à lunettes croit que Nice possède des arènes et le chanteur a eu beaucoup de mal à retenir le prénom de notre hôtesse (une certaine Valérie ou un truc comme ça). Néanmoins, nous ne les huâmes point (ils viennent de Tours, ne les blâmons pas) et l’assistance n’eut même pas beaucoup besoin de se forcer pour les applaudir car c’était tout simplement ……bon. Pendant ce set, des gens m’ont parlé et ils avaient le sourire (ils n’étaient pas saouls).J’ai bien vu que des filles-peut-être aussi un homme ou deux- voulaient m’embrasser, emportés qu’ils étaient par cette joie apportée par les titres des Moonjellies. Je n’ai pas abusé de la situation, j’ai contrôlé mon charisme.

Rien que pour cette illusion, le concept des concerts Nördik Appart est une tuerie (ce simple mot me permet de ne pas en écrire plus….j’aurais bien voulu vous écrire quelques blagounettes de mon cru mais des gens, plus costauds que moi, ne le désirent pas. Comme le dit si bien un ami censeur : merci la droite)

De toute manière, rien de mieux que les deux vidéos suivantes (une troisième arrivera ce soir) pour abréger ce post. Ainsi donc.

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Et en voici une troisième.

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