C’est (bien) finik

Je m’attendais à une grosse soirée du samedi et je l’ai eue…

Entre 23h (début du concert des Dub Pistols) et 3-4h (fin du set de Kevin Saunderson), pas une minute de répit (j’avoue quelques rapides arrêts au bar): à peine le temps de papoter ou de taper une ligne sur un ordi.

Les Dub Pistols jouaient sur le scène live, donc au Zénith.

Difficile de ne pas aborder le problème du son sur cette scène.

Seule la performance d’Etienne De Crécy n’en a pas souffert.

En tout cas, les quatre premiers titres des Dub Pistols ne m’ont pas convaincu et pas qu’à cause du son. Ils avaient pourtant de l’énergie à revendre, le sourire communicatif mais… Ch’uis pas rentré dedans. Il faut dire que j’avais vraiment envie de voir Fairmont et que seule une prestation éblouissante des DP aurait pu m’empêcher de bouger.

Je n’ai pas regretté une seconde.

la confiance est le fairmont de notre société

Dans un commentaire récent, Daximilien évoquait les histoires, les voyages qu’on pouvait faire grâce à la « techno »… C’est exactement ce que Fairmont a proposé. Je suis resté trente, quarante, cinquante minutes complètement immergé dans sa musique… Seul faux pas, une fausse manip’ en fin de set qui m’a fait perdre le fil et m’a empêché d’y re-rentrer après.

Retour rapide au Zénith pour voir la fin des Dub Pistols, histoire de se rendre compte que dans les gradins, le son est aussi pourri que dans la fosse.

c'est marrant sodo ça fait comme le début de sodomie

J’ai un peu menti en disant que je ne m’étais pas arrêté une seule fois. Avec pointard, on s’est fait une pause Viviane Sodo. Une femme, avec une moustache de Charlot, tout de blanc vêtu, est descendue du « plafond » du Zénith grâce à un câble. Elle a atterri sur un piano placé dans la fosse. Elle a mis de la farine partout dessus et l’a dispersée en se balançant/s’envolant grâce au câble. Elle a ouvert son manteau blanc et a explosé ses seins faits de paquets de farine et en a mis partout. Puis elle s’est jetée dans une poubelle installée à côté du piano.  Ses assistants l’ont enfin fait sortir de la salle en essayant de contenir les assauts répétés de petits excités cherchant à lui mettre des fessées ou à sniffer la farine qui était sur elle. Dépaysant (le spectacle, pas obligatoirement les jeunes excités qui étaient eux, bien urbains).

Je me faisais une grande joie d’assister au live de Superpitcher et je m’étais réécouté ses disques idéalement déprimants en boucle ces dernières semaines. Je n’étais pas préparé à voir un Aksel Sch(o)uffler joyeux et sautillant: de loin (et je ne parle absolument pas de musique), il ressemblait à David Guetta, sa façon de se balancer, de tenir son casque… Déception énorme. Ce n’était ni mauvais ni honteux mais je ne voulais pas adhérer à ce qu’il jouait…

J’ai abrégé mes souffrances après quatre titres pour me précipiter vers la scène live pour la grandiose Ebony Bones.

J’ai trouvé son concert excellent, malgré le son pourri.

Et ce dernier ne l’était pas qu’à moitié. L’impression d’écouter une vidéo sur youtube sur un portable avec carte son/enceintes de base (celui du mien par exemple). Pourtant, visuellement quelle classe. Une tornade de couleurs. La Ebony a aussi montré qu’elle pouvait avoir mauvais caractère: elle boudait pafois, insatisfaite des réactions du public… Pour sa défense, le public ne comprenait pas un mot de ce qu’elle disait (sa voix était écrasée/compressée/comme cryptée): « Elle veut qu’on crie? Qu’on siffle? Qu’on danse?? »

Du coup, alors que généralement, ses passages sur scène provoquent des mini séismes dès l’introductif « We know all about U », il aura fallu attendre ici son 3ème, le phénoménal « Story Of St.Ockwell » , pour faire vraiment bouger la fosse! Une bombe! Grand moment! Le set continuera sur cette lancée et provoquera ma première suée de la soirée. A noter que je suis bien incapable d’avoir un avis concernant l’utilisation de la double batterie sur scène (je pourrais dire que c’est à cause du son pourri mais je ne le ferai pas pasque j’ai dépassé mon quota d’utilisation du mot « pourri »).

Ah, et je lance un gigantesque big up à ses choristes grimées en femmes de Fela, qui, imperturbables, se sont démenées du début à la fin. Impressionnantes!

Un tour sioupère rapide aux water closet (je me suis lavé les mains, je le jure -en fait non) et direction la scène Rave pour un autre artiste très attendu par moi, Nathan Fake. Autant je trouve que ses disques sont largement supérieurs à ceux de son collègue de label (Border Community) Fairmont, autant ce rapport s’est inversé hier soir en live (comme si ce dernier avait voulu me fairmontir…). Je n’ai pas réussi à être pris par sa musique (je suis arrivé à la bourre, il fallait peut-être monter dans le train à l’heure). Je n’ai pas trouvé sa prestation mauvaise, mais je n’ai pas été emballé non plus, sans trop savoir pourquoi… Certains autour de moi ont parlé de problèmes d’enchaînement entre les morceaux, de décalages, … D’erreurs techniques, en gros. Je ne suis pas assez qualifié pour confirmer ou infirmer la chose…

Reste que nous décidons de le quitter pour Etienne de Crécy.

Quand je repense à son concert, le mot « beau » me vient à l’esprit. Beau visuellement d’abord. Son installation scénique dans une structure à 9 cases qui rappellera aux trentenaires téléphiles (spéciale dédicace à Pop The Fish) celle de l’Académie des Neuf des 80′s est purement bluffante. Il surplombe l’audience dans la case du milieu, avec ses claviers. Plutôt que d’écrire des pages sur la façon dont s’anime la structure, voici quelques photos :

Je choisis Laurence Badie

Musicalement, seconde suée de la soirée (il fait plus chaud dans la fosse du Zénith que dans le Hall 2 du Parc Expo, mais ça n’explique pas tout). Je ne sais pas combien de temps il a joué mais je sais que j’ai dansé tout du long (mes alcoolytes aussi), le sourire aux lèvres, avec une envie irraisonnée de lever les bras au ciel et de sauter. Son live se terminera par « Fast track » et « Le patron est devenu fou! », laissant l’audience pantoise et heureuse.

Pas le temps, de flâner, direction Kevin Saunderson (bon, j’avoue m’être arrêté au bar avant).

Au passage, je ne sais pas si cette soirée était, telle une galette, complète, quel était le taux de remplissage, ce genre de trucs… mais je peux dire que les déplacements se faisaient assez facilement. J’en déduis que soit 1) ce n’était pas complet 2) soit les organisateurs ont limité le nombre de billets mis en vente pour éviter la cohue. Si c’est l’option (2), c’était une bonne idée.

La preuve, en peu de temps, on se retrouve devant la scène live, où djaie Kevin Saunderson, sans avoir à bousculer qui que ce soit (et sans l’être soi-même).

cette photo est extraites des archives extraterrestres de jean claude bourret

Seules quelques minutes m’auront été nécessaires pour entrer dans son set. Je peux juste dire que sa prestation fut tout à fait à mon goût, surtout le final que j’ai trouvé grandiose (l’apparition subite d’un clavier cheesy et de tchiketchiketchiks) et c’est déjà beaucoup. Pas mal de gens autour de moi souriaient béâtement… Je ne maîtrise pas assez l’histoire et le répertoire du bonhomme pour m’étendre plus… S’il y a ici des spécialistes, leurs commentaires sont plus que bienvenus.

Et avec la fin de son set, sous les applaudissements nourris de la foule, sonne la pause: je vais enfin pouvoir me poser quelques instants, sans avoir à courir entre deux scènes. Yeah!

Assis, un verre à la main (au passage on soulignera la sympathicosité des bar(wo)men des différents bars du site), pointard & I pûmes enfin discutailler avec quelques uns de nos collègues de blög: Niko, AbbeyPop, JohnBitch et LeMecQuiPasseBillyIdolEnDjSet… J’aimerais retranscrire les choses hyper intelligentes qui ont été dites mais j’ai un peu de mal à m’en souvenir. Je sais qu’on a fait cette photo colorée, assez ebonybonesesque:

je me suis pas lavé une seule fois les mains après être allé aux toilettes

Je n’ai pas jeté une oreille dans la scène Klub, je ne peux malheureusement même pas parler de Howie B… Je peux par contre dire que j’ai apprécié la sélecta de Phunky Doyen entre les groupes du Zénith. Ce fut, sur ce que j’en ai entendu, un sans faute qui n’a, lui, pas souffert de problèmes de son.

Vers 6-7h, nous (pointard & myself) quittâmes Nordik impakt après un dernier passage à la scène rave pour y entendre cette crème de Marco Bailey (ou bien Felix Krocher de serrure, j’ai un doute), laissant derrière nous une foule clairsemée et de très bons souvenirs (surtout Fairmont, Ebony bones, Etienne De Crécy et Kevin Sauderson). Trois bons quarts d’heure de marche nous attendaient… On n’eut même pas la force de chanter « un kilomètre à pieds » au delà de « deux kilomètres à pieds »…

Après un temps indéfini, nous choppîmes heureusement un véol dont la selle circulaire et folle, égayit les 20 minutes que durit encore le trajet.

C’était cool.

stand by your MENEO

Notre pitit coup de coeur d’hier soir fut Meneo, duo espagnol qui enchanta la scène 8bits.

Et pas seulement pasqu’ils étaient tout nus (et pas que sous leurs vêtements) et qu’ils étaient wigolos.

de dos c'est bernard meneoz, il montre sa jolie poupée au public

(désolés, la photo n’a pas été prise hier, on espère pouvoir la remplacer au plus vite)

voici quelques traces de sensations/réactions recueillies sur nos disques durs internes: « waow y sont trop marrants, nan, y se foutent déjà à poils? Ils n’attendent pas le dernier morceau du live? , héhhhéhhé, y sont fous, (on danse), ho c’est Take On Me là non ? cool, (on danse), (on ouvre les yeux), ah oui c’est vrai qu’ils sont à poils, héhéhéh, (clins d’oeil complices), (on danse), oh pi là c’est Daft Punk ? (on ouvre les yeux) ah y sont tout nus (et pas que sous leurs vêtements je rappelle), héhéhhé, (on danse), c’est trop bon, c’est poétique et founki, (on ouvre les yeux et…)… »

pointard: « c’était soupaire, un concert ménéo la main »

roubignole: « fun, dansant et même émouvant par moment (j’avais un peu bu, dois-je préciser et parfois un rien m’émeut mais pas toujours). Reste qu’ils se sont déménéo comme des beaux diables »

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PS Espérons que les conditions ménéo seront meilleures ce soir qu’hier…

Interview du Zénith : « Ca va me dérider un peu! »

Entretien réalisé à la va-vite avant le concert de Calogero

Bonsoir Monsieur, je viens pour Nordik Impakt et

OOOOHHHH ohohoh, comment tu m’as appelé mon mignon ? « Monsieur ? » ohohoh, voyons j’suis une belle de nuit moi, une femme, une vraie. On me loue, pour une soirée ou deux, on me maquille et hop, on fait la fête, j’aime tellement ça ! Je me donne sans compter, tu sais, et il paraît que je fais bien mon job, demande à André Rieu, Serge Lama, Florent Pagny, ou les Halliday père et fils, en 16 ans, je ne compte plus les fois où ils m’ont rendu visite, pour leurs femmes, c’est indécent…

Incontournable pour les touristes, le Zénith est l’un des rare monument caennais à avoir échappé aux bombardements

En fait je voulais avoir vos impressions avant les retrouvailles avec le Nordik Impakt cette semaine? Excitée ? Impatiente ?

Over Excited OUIIIIIIIII !!!!! Les grosses soirées, ça me connait, j’ai fait 4 saisons d’Age tendre et tête de bois ! Il va y avoir plein de monde, des petits techniciens qui vont prendre soin de moi dès le jeudi soir… Et plein de gens qui vont me chatouiller partout partout YYYOOOUUOOUUUHHHH !!!! Ca va me mettre en jambe pour la RFM Party 80…

Oui  enfin là, le Live Stage, ca devrait remuer un peu plus quand même…

Ohoh, tu es déjà venu aux concerts de Franck Michaël et Michèle Torr? C’est sportif, les pompiers sont aux aguets!

Un mot sur la programmation, les deux plateaux que vous accueillez avec Herbaliser, Le Peuple de l’Herbe,

Oh, j’ai hâte, comme je suis gâtée !!! A coté de Desireless et Demis Roussos, ca va me dérider un peu ! Enfin un peu de nouveauté ! Les petits Chocolate ou le bel Erol, la sensuelle Ebony ou le sombre Dan, je ne sais pas avec qui je vais commencer la soirée ni avec qui je vais finir la nuit !!!! Ca me rappelle une fois avec les Chœurs de l’armée rouge…

Les mains de Pierre Henry

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Pierre Henry a des mains. Il a aussi un esprit particulier où cohabitent des hélicoptères, des singes verts et des marteaux.

Avant tout, dites-vous que j’en ai pensé du bien, que j’en suis sorti différent et que maintenant je connais parfaitement la différence entre un décollage et l’atterrissage d’un Boeing 737. Y être allé était une chance et les absents doivent le regretter même si Lyon a battu Liverpool.

Je ne me souviens pas de grand chose des 93 minutes du concert si ce n’est d’une grande réflexion sur moi-même et de l’étrangeté de la situation. Pendant « rêverie des roches perforées » (le troisième morceau du second opus), j’ai remarqué qu’une compétition de bâillement avait commencé sur ma droite et que la vitesse de propagation était exponentielle, qu’elle attaquait toutes les CSP de l’assistance et qu’une fille qui se décroche la mâchoire n’est pas plus belle alors elle pourrait s’en passer.

Pendant « Adoratrice du soleil », les gars de FR3 sont venus et bizarrement le bruit du téléobjectif est intervenu durant les 3 secondes de silence que Pierre Henry met entre chaque chanson (sauf entre « Pierres blessées » et « Exode » où le silence ne dure que 2,5 secondes – c’est ce qui était écrit sur le plan de contrôle de son assistante) et ce petit cliquetis, mine de rien, c’est limite énervant. Yaurais pas eu Pierre, je les aurais houspillés voire même excommuniés mais par manque de temps et de courage, j’ai préféré m’attarder sur les ressemblances Mybloodyvalentinesque de « Sel gemme » qui ont cristallisé un sourire (léger) sur la face de Roubignole.

Ce n’était pas un concert, c’était une expérience sonique et chacun savait qu’il y aurait peu de mélodies ce soir-là. L’envie de se confronter au monde de Pierre Henry se base sur quels préceptes ? Hein, je vous le demande ? Comme le dit Wittgenstein : « L’homme n’est nullement frappé par les fondements réels de sa recherche. Les aspects des choses les plus importants pour nous sont cachés par leur simplicité et leur familiarité. » Et Wittgenstein il en savait des choses.

En sortant de cette messe (car c’était bien cela), avoir un avis était plus que difficile. Il fallait décanter le tout. Et comme pour le concert de My Bloody Valentine à la Route de Rock cet été, j’en garde un bon souvenir. Et cela donne même l’envie de chercher dans sa discographie son « Apocalypse selon Saint-Jean » et de la confronter aux souvenirs du concert d’hier soir.

Quoi qu’il en soit, j’aurais bien voulu demander à Pierre Henry si il avait été influencé par le livre de Conrad « Au coeur des ténèbres » tellement l’ambiance y faisait référence. Tellement référence, que moi, d’où j’étais, les mains de Pierre henry, elles ressemblaient à ce qui suit.

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Histoire Naturelle

… ou Les roues de la terre est une oeuvre composée par Pierre Henry en 1997.

C’est ce qu’il jouera ce soir à l’église Notre Dame de la Glorillette à la place de son « Apocalypse de Jean » tant espérée (par votre serviteur).

Je chiale un peu mais comme je n’a jamais entendu cette pièce « électronique », je suis quand même curieux de voir le truc…

D’après ce qui nous a été dit en fin d’après-midi, Pierre Henry a fait des essais jusqu’à 1h du mat’ cette nuit et « le son » de l’église ne convenait pas à cette oeuvre ( « trop de médiums et pas assez de graves » -je ne suis pas très sûr de qui a prononcé ces mots donc je préfère ne pas mettre de nom -je suis novice en interview). Histoire naturelle a du coup été retenue notamment parce que Pierre Henry trouvait qu’elle « rentrait bien dans le cadre du festival » (là je cite l’attachée de presse dont je n’ai pas noté le nom -je m’en excuse et je rappelle que je débute).

Voici trois minutes de l’oeuvre captées à cette occasion (à côté de la console on pourra apercevoir 2 journalistes de France 3 ce qui est une info passionnante).

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Nous avons demandé le pourquoi de ce changement à la troisième personne de la vidéo, celle qui est derrière la console: Etienne Bultingaire. Comme il l’explique a début de la vidéo qui suit, E.  Bultingaire travaille depuis 20 ans aux côtés de Pierre Henry. Ce dernier ne donne pas ou peu d’interviews et de toute façon, il n’était pas là (bien sûr il sera là ce soir)…

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(vidéos faites à l’arrache par cojaque -on débute)

Interview du Cargö : Touché? Coulé!

En fait le Cargö c’est un juste un branleur, encore plus arrogant que Prince, qui veut draguer sa nouvelle voisine. Ok elle est mignonne l’école des Beaux-Arts, mais elle est carrément trop jeune pour toi… (C’est gratuit mais j’fais pas ce boulot pour me faire envoyer bouler comme ça sans en placer une !).

Salut c’est pour le Nördik Blog

Ouais j’ai pas l’temps tu vois, j’ai rencart là. Pff c’est quoi cette attachée de presse stagiaire là… qui filtre que dalle! Ca va être quoi après toi? Starclub? Bon allez, tu veux savoir quoi ?

Les Cargönautes sont des gens sympas

Le Cargö s'amuse

Ben c’était juste pour parler de la soirée de jeudi en 30 secondes

Oui ben vite fait alors. En fait j’ai invité le meilleur groupe normand actuel et des 10 dernières années, plus le meilleur groupe chinois d’Asie et le plus gros sound system portugais d’Europe. C’est des trucs que t’auras jamais plus l’occasion de revoir, tu devrais en profiter, c’est pour les mecs comme toi qui sortent jamais de leur campagne que j’organise ça et que j’ai inventé Youtube et l’Iphone,  me remercie pas man.

Intervention de l’attachée de Presse : « Ca fait déjà 3minutes, c’est fini, désolée, il est un peu sec, vous comprenez faut pas le prendre pour vous, il est très demandé, il travaille beaucoup et tout lui tient tellement à cœur ».

18 and the alf

j'mang'rai bien un p'tit chat (pelier fou)

Wouuuuuuuuuais! Nördik ça commence aujourd’hui avec les Nördik Appart et Pierre Henry!!!

On a déjà causé de ces deux événements (, et pour les Apparts et et pour P.H.) et on va ici plutôt se projeter à mercredi, jeudi et vendredi pour parler des 18:30 = trois concerts gratuits démarrant chacun à 18h30 (d’où le nom je pense mais ça demande vérification -en fait, non).

Ce volet de cette XIème Nördik Impakt permettra de voir gratuitement des artistes rares par chez nous, trois types qu’on (=je) aurait pu avoir envie de voir au point de payer sa place.

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Le mercredi, c’est Sébastien Schuller live en solo @le Cloître de l’abbaye aux Hommes (on en a déjà parlé en bien ici alors je ne m’étale pas plus).

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son nom de jeune fille à Nick, c'est simca... il devrait s'appeler nick simca talbot en fait

Le jeudi, c’est Gravenhurst @La Maison de l’Etudiant. Ce groupe fondé par le Bristolien Nick Talbot est signé chez Warp et a sorti son cinquième et dernier album en date, « The western lands » en 2007.  Contrairement à ce que son nom pourrait faire penser, Talbot ne joue pas de la samba… On est plus proche d’un groupe pop-folk-rock parfois expérimental (et très loin de certains de ses collègues de label comme Aphex Twin ou Flying Lotus par exemple). Nick Talbot se produira seul avec sa guitare et, si sa prestation Caennaise est du niveau de ce « Trust » capté acoustico-solo par la blogothèque, et ben, j’aurai pas perdu ma journée…

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[wpaudio url="http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/10%20gravenhurst%20-%20the%20collector.mp3" text="Gravenhurst - The collector" dl="0"]

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Enfin, le vendredi, on aura droit à Chapelier Fou à L’ESAM (Ecole Supérieure d’Arts et Médias), juste à côté du Cargö. Louis Warynski aka Chapelier Fou à lui tout seul vient de Metz. Il se produit sur scène avec ses instruments (violon, claviers, guitare, mandoline) et un ordinateur qu’il commande à l’aide d’une pédale. Si j’ai bien compris, il joue sans bandes (même quand il est blessé).

Pour être franc (voire euro), je ne connais pas bien sa musique. J’ai entendu parler de lui l’an dernier parce qu’il avait arrangé les cordes du dernier album de l’excellentissime Cascadeur. Je n’en sais pas beaucoup plus mais c’est suffisant pour piquer mon intérêt… Ces concerts 18:30 étant aussi une occasion de faire des découvertes, j’attendrai vendredi prochain pour me pencher sérieusement sur son cas (je n’agis pas de la sorte que parce que j’ai la flemme, c’est aussi parce que j’aime bien ne pas me forcer). Pour les impatients, « on » m’a dit que la vidéo qui suit donne une idée assez juste de ce qui nous attend:

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Donc, à demain pour Sébastien Schuller, mais là, j’vous laisse pasque j’ai  «soirée viagra avec Pierre Henry » -pour paraphraser ce punk de johnbitch (qui ne l’emportera définitivement pas au paradis).

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PS: Je n’arrête pas de me (Kate et Willie) Tanner depuis deux jours pour trouver un « truc » exploitable avec le mot « Melmac » (le nom de la planète d’origine de Alf) mais ça vient pas… J’avais pensé à « Ce que je préfère c’est la pétanque MelMako Moulage c’est bien aussi ».. On doit cependant pouvoir trouver mieux… N’hésitez pas à proposer quelque chose dans les commentaires (y a rien à gagner -et notamment pas ma boîte de Mako Moulage Star Wars… A la rigueur, je pourrais éventuellement mouler un Obi-Wan Kenobi pour l’occasion…).

Interview Parking du Chateau : « Une grande Rev comme en 76″

La rencontre avec le parking fut assez difficile. Dans un premier temps, l’individu semblait particulièrement froid et distant, normal me direz vous pour quelqu’un qui habite depuis des années dans une sorte de grotte, même en plein cœur du centre ville… Mais les échanges se sont vite enflammés, en fait il avait envie de parler et pour une fois que quelqu’un prenait la peine de l’écouter…

Bonjour, je viens pour le Nordik Blog, le blog de Nordik Impakt, vous en avez entendu parler ?

Non

Ah… d’accord… bon, pouvez vous nous raconter comment s’est passée la programmation de la soirée de mercredi que vous accueillez ?

Ca c’est passé qu’on m’a pas trop demandé mon avis… Il y a Liverpool-Lyon ce soir là sur Canal, j’aurai préféré qu’on me laisse tranquille. En plus mes potes vont se foutre de moi, parce que vos p’tits copains et leurs « camtars » tout pourris qui vont venir squatter chez moi ca va se savoir. Et des trucs comme ca Résistance, Paul Doumer, Gardin et République, ils vont me chambrer pendant des semaines, à eux les berlines !

Je comprends mais en même temps  à leur place je serais jaloux qu’on vous ait proposé à vous et pas à eux… C’est quelque chose d’assez inédit, grâce à vous on organise une grande rave dans un lieu détourné, comme à la grande époque !

Oui enfin les Verts, ou les Raves comme vous dites, la grande époque c’était 76 ! Ce s’ra plus jamais comme avant, Sainté y sont pas prêts d’y rtourner en Champion’s League !! Ils auraient même du descendre en ligue 2 ces bâtards et on serait toujours en ligue 1 avec Savidan ! AUX AAAAARRRMEUH !!!

Pour ceux qui veulent rentrer sans payer, il faut creuser par là

Pour ceux qui veulent rentrer sans payer, il faut creuser par là

Euh excusez moi, on n’est pas là pour discuter Malherbe, je voulais parler des « raves party », les rassemblements d’amateurs de musique électroniques au début des années 90!!

Ah je m’disais aussi, le seul rassemblement amateur que j’connais, c’est le tournoi d’Authie et j’voyais pas trop le rapport avec la soirée de mercredi.

Pouvez-vous nous raconter comment va se passer la soirée de mercredi, au niveau de l’organisation ?

Vont jouer en 4-4-2, comme depuis l’début d’la saison, faut qu’ils attaquent direct en passant par les ailes, les autres sont pas en forme et ils

Non, je vous coupe, je parle des concerts que vous accueillez

Ah ben, il y aura des DJs, j’en ai déjà vu au mariage de mon beau-frère, et  à c’que j’en sais ils mettent de la musique plus fort que des autoradios normaux et les gens dansent. Bon, faudra pas trop sauter, c’est très très bas de plafond, vaut mieux être petit, de toute façon les petits gabarits débordent plus facilement, ils sont plus véloces… Enfin j’dérape encore, mais tu sais sous quatre étages de béton et un château médiéval on capte plus que RTL alors la musique électronique, faut m’excuser mais c’est pas trop mon rayon !

Bob Corn et Pop Marley sont sur un bateau

Bien entendu, il a déjà été question ici des Nordik Appart. On a déjà parlé de Wheel, on passera sur les très bons Mother Mountain qui étaient vendredi soir sur la très grande scène du Cargö et c’était beau, c’était bien, c’était d’ailleurs une très bonne répétition avant les Nordik Appart, le batteur a tenté de jouer le moins fort possible et il s’en  est très très bien sorti.

Il est question ici d’une curiosité, l’étrange Bob Corn qui débarque d’Italie, une destination pas vraiment nordique… Physiquement, Bob Corn est un mix entre Yaya Herman Dune (artiste populaire) et Romuald Poretti (ilLuxtre inconnu). Sur Internet on ne trouve pas grand chose. Né il y a une quarantaine d’année, Tiziano Sgarbi (il est réellement italien), a fait pas mal de trucs dans le milieu indé (il a fondé un label, organisé des concerts, fait le tour manageur et le chauffeur, le CV classico quoi).

Bob Corn, un radiateur blanc et un monochrome de Whiteman

Bob Corn, un radiateur blanc et un monochrome de Whiteman

Depuis 2001, il tourne dans toute l’Europe sous le nom de Bob Corn avec seulement une guitare et ses pieds pour jouer la ryhtmique. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà vu au Havre au Cabaret Electric, ou à Nantes au Ferailleur en mars dernier, ou encore à Rouen au Shari Vari. Image de prévisualisation YouTube

Sur Internet, on trouve plein de vidéos de qualité pourrie, visionnées une centaine de fois pour se faire une idée de Bob Corn. Mais c’est grâce à ça que j’ai réservé mon mardi, j’ai décidé de rater la soirée viagra avec Pierre Henry pour aller voir la folk de Bob Corn, peut-être on parlera de La Politique à Bordeaux (super atelier-concert associatif), peut-être on parlera de maïs transgénique qui se transforme au micro-onde, peut-être on parlera juste de musique, ou on ne se parlera pas. Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui parlent italien, vous en saurez plus sur les activités du jeune homme sur http://www.fooltribe.com/

Et pour ceux qui seront à Pierre Henry, à Wheel, à Mockery Box ou encore à After Sex, vous pourrez avoir un aperçu de la chose lundi soir au Vintage Café. Peut-être la façon la plus cool de commencer la semaine…

Et pout ceux qui ne s’intéressent à rien d’autre, voici un Bob Corn qui s’intéresse au maïs : www.bobscorn.net