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Rencontre avec Kélib: Drum’n'bass, Dubstep et Venezuela.

Jeudi soir il y avait Metronomy & co, mais avant tout ça j’ai pris une petite demi heure pour poser quelques question à l’un des activistes de Factor[i]: Kélib. Rencontre avec un mec aussi passionné que passionnant.

Coucou, toi c’est Kélib. Tu nous présente un peu le mec derrière le pseudo ?

J’suis co-fondateur de l’asso Factor[i], une asso caennaise crée il y a un peu plus de trois ans, passionés de musiques électroniques en tout genre mais spécialisés en dubstep et drum’n'bass. On a commençé par produire des soirée dans le club du Cargö en invitant principalement des DJ’s français et très vite on a eu l’envie de faire venir des artistes que nous on écoute via les radios anglaises et de les ammener au public bas normand. De là sont nées les B[i]g Room qu’on produit deux à trois fois par ans dans la grande salle. Quant à ma casquette de DJ, ça va faire 10 ans que je pousse des disques. J’ai commencé par mixer de la techno puis très vite je suis tombé amoureux de la Drum’n'bass et j’ai commencé à en mixer en soirées. J’ai fait mon entrée dans le monde du dubstep il y a trois ans avec l’arrivée d’Oskr en France.

Tu parlais des soirées factor[i], tu peut nous dire un mot sur celle de samedi soir ?

Cette soirée elle fait suite à une demande de Nordik à qui on a du taper dans l’œil lors des soirées au Cargö et qu’on connait depuis des années parce qu’on est très investit en terme de bénévolat, en ce qui me concerne depuis la quatrième édition du festival. De coup cette année, ils nous ont confiés les rennes de la prog’ pour une soirée qui aura lieu à la Fermeture Éclair, un lieu géré par l’asso Amavada. Ce qui est important c’est que ces soirées, c’est pas juste un DJ qui vient mixer. On attache une vraie importance à la déco, aux lumières etc. Y’aura donc deux performance. Une du collectif Division Pixel qui va présenter un show graph’/vidéo, et une autre présentée par Amavada complètement indépendante de nous. C’est donc samedi soir à partir de 21h30, on présente des artistes du collectif, à savoir Oskr Ssteppa qui présente un projet assez différent de ce qu’il à l’habitude de balancer, moi je vais mixer un set clairement dubstep. On a aussi deux têtes d’affiche anglaises à savoir Ed Rush et N-Type. Et on voulait cloturer avec un invité spcial qu’on a rencontré avec Oskr au Venezuela. C’est Triphonic, un vrai showman. Ca fait maintenant 3 mois qu’on monte cette soirée et on est super éxité avant le début des hostilités.

Tu évoquais le Venezuela, on te sais très attaché à ce pays. Ca représente  quoi pour toi ?

Ma relation avec l’Amérique du Sud elle démarre il y a deux ans avec ma rencontre avec Oskr à son arrivée en France. Lui c’était un des pionniers de la dubstep là bas, c’était le premier DJ a mixer de la dubstep au Venezuela. Et du coup en arrivant en France il a recherché des mecs qui organisaient des soirée. Très vite on s’est rencontrés et pour déconner je lui ai balancé : « Bon ben je vais venir chez toi maintenant. » Deux mois plus tard j’étais là bas ! C’était mon premier pas sur le continent et je m’y suis très vite attaché tant l’accueil que j’ai reçu a été formidable. Là je reviens tout juste de 15 jours d’une vraie tournée là bas avec des live, des radios, des live streams… Et voilà, j’ai vraiment une relation très forte avec ce pays et les gens là bas. Malgré toute les difficultés politiques qu’ils peuvent rencontrer, les gens prennent vraiment soin de toi et font tout pour que tu te sente bien là bas, que tu sois pas surpris ou blessé par quelque chose. Je suis rentré samedi et j’ai pas encore vraiment atterri depuis. C’est bien qu’il y ait Nordik dans la foulée sinon j’aurais surement senti le coup de blues arriver. C’était mon deuxième voyage, et à coup sur il y en aura un troisième, un quatrième… Ces voyages là bas me font vraiment avancer culturellement. J’ai pu jouer devant 10000 personnes à Caracas, les gens ont vraiment apprécié ma musique mais surtout la démarche qui m’amène là bas, le désir de rencontres et d’échanges. On discute, on compare nos difficultés, nos souvenirs, c’est super formateur. J’ai eu aussi l’occasion d’aller jouer en Sibérie dans un festival, j’ai fait l’Allemagne, des dates un peu partout en France. C’est pour ça que je fais ça, pour rencontrer, échanger. On fait la même chose partout sur le globe après tout.

Et la prog’ de Nôrdik cette année, t’en penses quoi ?

La prog’. Euuuh (silence). Moi j’suis extrêmement déçu. J’ai connu les grande heures du Parc Expo et du coup sans cette soirée de clôture, c’est juste une teuf électro au Cargö en fait. Y’a des choses qui fonctionnent en région, une scène alternative techno même si c’est pas forcément mon kif ni celui des programmateurs, il y a un public et il faut leur donner quelque chose. Tu vois même avec la venue d’Heretik, c’est plus ce que c’était, même si j’adore ce qu’ils font, c’est plus ce pour quoi on les a connus. Après il y a des trucs qui sortent du lot. Metronomy forcement, Mondkopf c’est très bon aussi. J’ai découvert un petit caennais qui s’appelle Superpoze qui est super sympa et qui a un talent monstre et je pense qu’on va très vite en entendre parler. j’attends beaucoup N-Type, un gros pilier de la scène de Londres, chez nous, Ed Rush aussi. Sinon de notre côté avec factor[i], on trouve un peu incompréhensible la venue de Dr. P. au Cargö le même soir que notre soirée. On a eu pas mal de retour de gens qui ne comprennent pas non plus. C’est un peu malheureux qu’on ait pas pu le faire chez nous, mais on a pas notre mot à dire là dessus. Mais voilà dans l’ensemble c’est une édition en forme de grosse teuf électro de trois jours au Cargö. Mais c’est pas vraiment Nordik Impakt.

Bon et si je te dis René Coty, tu me dis ?

René Coty, René Coty… Euh attends si ça me parle. C’est pas un politicien ? Ah oui le président. Le pauvre il a pas un nom super simple. Du coup euh je sais pas. Tu me dis René Coty j’ai envie de te répondre Stade de Reims, Just Fontaine tout ça. C’est pas mal non ?

Ouais c’est pas mal du tout même. J’irais faire un tour du côté de la fermeture éclair ce soir et je vous incite à faire de même, tant les teufs du collectif sont toujours une réussite autant au niveau de la prog’ que de l’appropriation de l’espace. Si l’esprit Parc Expo vous manque, il y a des chance qu’on en retrouve un morceau ce soir.

Je vous laisse ici sa Summer Tape qui envoie comme il faut :

 Summerstep 2011 by kélib (factor[i] ) by kélib