Une bien belle soirée !

Transats, parasols, bambous exotiques et autres guirlandes électriques colorées agrémentaient la soirée côté terrasse.

L’équipe du bar était « Ready », la soirée pouvait commencer.

 

Avec en ouverture, outre notre DJ Bluff national, les étonnants Black Worrell et leurs masques mystérieux.

 

A l’issue du concert, les deux chanteurs / MC ont même joué le jeu de la bonne humeur en dédicaçant leurs affiches et les bras de certains fans.

 

Ce fut au tour des jeunes anglais de Rizzle Kicks d’enflammer la scène avec leur show décoiffant !

Enfin pour parfaire cette soirée, les talentueux Disc Jockey de C2C ont retourné la grande salle du Cargö (sisi, même les gradins). Malgré les 45 degrés approximatif et tous ces débardeurs, marcel et autres t-shirts mouillés par la sueur, le concert était tout de même fort sympathique.

 

C’est (bien) finik

Je m’attendais à une grosse soirée du samedi et je l’ai eue…

Entre 23h (début du concert des Dub Pistols) et 3-4h (fin du set de Kevin Saunderson), pas une minute de répit (j’avoue quelques rapides arrêts au bar): à peine le temps de papoter ou de taper une ligne sur un ordi.

Les Dub Pistols jouaient sur le scène live, donc au Zénith.

Difficile de ne pas aborder le problème du son sur cette scène.

Seule la performance d’Etienne De Crécy n’en a pas souffert.

En tout cas, les quatre premiers titres des Dub Pistols ne m’ont pas convaincu et pas qu’à cause du son. Ils avaient pourtant de l’énergie à revendre, le sourire communicatif mais… Ch’uis pas rentré dedans. Il faut dire que j’avais vraiment envie de voir Fairmont et que seule une prestation éblouissante des DP aurait pu m’empêcher de bouger.

Je n’ai pas regretté une seconde.

la confiance est le fairmont de notre société

Dans un commentaire récent, Daximilien évoquait les histoires, les voyages qu’on pouvait faire grâce à la « techno »… C’est exactement ce que Fairmont a proposé. Je suis resté trente, quarante, cinquante minutes complètement immergé dans sa musique… Seul faux pas, une fausse manip’ en fin de set qui m’a fait perdre le fil et m’a empêché d’y re-rentrer après.

Retour rapide au Zénith pour voir la fin des Dub Pistols, histoire de se rendre compte que dans les gradins, le son est aussi pourri que dans la fosse.

c'est marrant sodo ça fait comme le début de sodomie

J’ai un peu menti en disant que je ne m’étais pas arrêté une seule fois. Avec pointard, on s’est fait une pause Viviane Sodo. Une femme, avec une moustache de Charlot, tout de blanc vêtu, est descendue du « plafond » du Zénith grâce à un câble. Elle a atterri sur un piano placé dans la fosse. Elle a mis de la farine partout dessus et l’a dispersée en se balançant/s’envolant grâce au câble. Elle a ouvert son manteau blanc et a explosé ses seins faits de paquets de farine et en a mis partout. Puis elle s’est jetée dans une poubelle installée à côté du piano.  Ses assistants l’ont enfin fait sortir de la salle en essayant de contenir les assauts répétés de petits excités cherchant à lui mettre des fessées ou à sniffer la farine qui était sur elle. Dépaysant (le spectacle, pas obligatoirement les jeunes excités qui étaient eux, bien urbains).

Je me faisais une grande joie d’assister au live de Superpitcher et je m’étais réécouté ses disques idéalement déprimants en boucle ces dernières semaines. Je n’étais pas préparé à voir un Aksel Sch(o)uffler joyeux et sautillant: de loin (et je ne parle absolument pas de musique), il ressemblait à David Guetta, sa façon de se balancer, de tenir son casque… Déception énorme. Ce n’était ni mauvais ni honteux mais je ne voulais pas adhérer à ce qu’il jouait…

J’ai abrégé mes souffrances après quatre titres pour me précipiter vers la scène live pour la grandiose Ebony Bones.

J’ai trouvé son concert excellent, malgré le son pourri.

Et ce dernier ne l’était pas qu’à moitié. L’impression d’écouter une vidéo sur youtube sur un portable avec carte son/enceintes de base (celui du mien par exemple). Pourtant, visuellement quelle classe. Une tornade de couleurs. La Ebony a aussi montré qu’elle pouvait avoir mauvais caractère: elle boudait pafois, insatisfaite des réactions du public… Pour sa défense, le public ne comprenait pas un mot de ce qu’elle disait (sa voix était écrasée/compressée/comme cryptée): « Elle veut qu’on crie? Qu’on siffle? Qu’on danse?? »

Du coup, alors que généralement, ses passages sur scène provoquent des mini séismes dès l’introductif « We know all about U », il aura fallu attendre ici son 3ème, le phénoménal « Story Of St.Ockwell » , pour faire vraiment bouger la fosse! Une bombe! Grand moment! Le set continuera sur cette lancée et provoquera ma première suée de la soirée. A noter que je suis bien incapable d’avoir un avis concernant l’utilisation de la double batterie sur scène (je pourrais dire que c’est à cause du son pourri mais je ne le ferai pas pasque j’ai dépassé mon quota d’utilisation du mot « pourri »).

Ah, et je lance un gigantesque big up à ses choristes grimées en femmes de Fela, qui, imperturbables, se sont démenées du début à la fin. Impressionnantes!

Un tour sioupère rapide aux water closet (je me suis lavé les mains, je le jure -en fait non) et direction la scène Rave pour un autre artiste très attendu par moi, Nathan Fake. Autant je trouve que ses disques sont largement supérieurs à ceux de son collègue de label (Border Community) Fairmont, autant ce rapport s’est inversé hier soir en live (comme si ce dernier avait voulu me fairmontir…). Je n’ai pas réussi à être pris par sa musique (je suis arrivé à la bourre, il fallait peut-être monter dans le train à l’heure). Je n’ai pas trouvé sa prestation mauvaise, mais je n’ai pas été emballé non plus, sans trop savoir pourquoi… Certains autour de moi ont parlé de problèmes d’enchaînement entre les morceaux, de décalages, … D’erreurs techniques, en gros. Je ne suis pas assez qualifié pour confirmer ou infirmer la chose…

Reste que nous décidons de le quitter pour Etienne de Crécy.

Quand je repense à son concert, le mot « beau » me vient à l’esprit. Beau visuellement d’abord. Son installation scénique dans une structure à 9 cases qui rappellera aux trentenaires téléphiles (spéciale dédicace à Pop The Fish) celle de l’Académie des Neuf des 80′s est purement bluffante. Il surplombe l’audience dans la case du milieu, avec ses claviers. Plutôt que d’écrire des pages sur la façon dont s’anime la structure, voici quelques photos :

Je choisis Laurence Badie

Musicalement, seconde suée de la soirée (il fait plus chaud dans la fosse du Zénith que dans le Hall 2 du Parc Expo, mais ça n’explique pas tout). Je ne sais pas combien de temps il a joué mais je sais que j’ai dansé tout du long (mes alcoolytes aussi), le sourire aux lèvres, avec une envie irraisonnée de lever les bras au ciel et de sauter. Son live se terminera par « Fast track » et « Le patron est devenu fou! », laissant l’audience pantoise et heureuse.

Pas le temps, de flâner, direction Kevin Saunderson (bon, j’avoue m’être arrêté au bar avant).

Au passage, je ne sais pas si cette soirée était, telle une galette, complète, quel était le taux de remplissage, ce genre de trucs… mais je peux dire que les déplacements se faisaient assez facilement. J’en déduis que soit 1) ce n’était pas complet 2) soit les organisateurs ont limité le nombre de billets mis en vente pour éviter la cohue. Si c’est l’option (2), c’était une bonne idée.

La preuve, en peu de temps, on se retrouve devant la scène live, où djaie Kevin Saunderson, sans avoir à bousculer qui que ce soit (et sans l’être soi-même).

cette photo est extraites des archives extraterrestres de jean claude bourret

Seules quelques minutes m’auront été nécessaires pour entrer dans son set. Je peux juste dire que sa prestation fut tout à fait à mon goût, surtout le final que j’ai trouvé grandiose (l’apparition subite d’un clavier cheesy et de tchiketchiketchiks) et c’est déjà beaucoup. Pas mal de gens autour de moi souriaient béâtement… Je ne maîtrise pas assez l’histoire et le répertoire du bonhomme pour m’étendre plus… S’il y a ici des spécialistes, leurs commentaires sont plus que bienvenus.

Et avec la fin de son set, sous les applaudissements nourris de la foule, sonne la pause: je vais enfin pouvoir me poser quelques instants, sans avoir à courir entre deux scènes. Yeah!

Assis, un verre à la main (au passage on soulignera la sympathicosité des bar(wo)men des différents bars du site), pointard & I pûmes enfin discutailler avec quelques uns de nos collègues de blög: Niko, AbbeyPop, JohnBitch et LeMecQuiPasseBillyIdolEnDjSet… J’aimerais retranscrire les choses hyper intelligentes qui ont été dites mais j’ai un peu de mal à m’en souvenir. Je sais qu’on a fait cette photo colorée, assez ebonybonesesque:

je me suis pas lavé une seule fois les mains après être allé aux toilettes

Je n’ai pas jeté une oreille dans la scène Klub, je ne peux malheureusement même pas parler de Howie B… Je peux par contre dire que j’ai apprécié la sélecta de Phunky Doyen entre les groupes du Zénith. Ce fut, sur ce que j’en ai entendu, un sans faute qui n’a, lui, pas souffert de problèmes de son.

Vers 6-7h, nous (pointard & myself) quittâmes Nordik impakt après un dernier passage à la scène rave pour y entendre cette crème de Marco Bailey (ou bien Felix Krocher de serrure, j’ai un doute), laissant derrière nous une foule clairsemée et de très bons souvenirs (surtout Fairmont, Ebony bones, Etienne De Crécy et Kevin Sauderson). Trois bons quarts d’heure de marche nous attendaient… On n’eut même pas la force de chanter « un kilomètre à pieds » au delà de « deux kilomètres à pieds »…

Après un temps indéfini, nous choppîmes heureusement un véol dont la selle circulaire et folle, égayit les 20 minutes que durit encore le trajet.

C’était cool.

stand by your MENEO

Notre pitit coup de coeur d’hier soir fut Meneo, duo espagnol qui enchanta la scène 8bits.

Et pas seulement pasqu’ils étaient tout nus (et pas que sous leurs vêtements) et qu’ils étaient wigolos.

de dos c'est bernard meneoz, il montre sa jolie poupée au public

(désolés, la photo n’a pas été prise hier, on espère pouvoir la remplacer au plus vite)

voici quelques traces de sensations/réactions recueillies sur nos disques durs internes: « waow y sont trop marrants, nan, y se foutent déjà à poils? Ils n’attendent pas le dernier morceau du live? , héhhhéhhé, y sont fous, (on danse), ho c’est Take On Me là non ? cool, (on danse), (on ouvre les yeux), ah oui c’est vrai qu’ils sont à poils, héhéhéh, (clins d’oeil complices), (on danse), oh pi là c’est Daft Punk ? (on ouvre les yeux) ah y sont tout nus (et pas que sous leurs vêtements je rappelle), héhéhhé, (on danse), c’est trop bon, c’est poétique et founki, (on ouvre les yeux et…)… »

pointard: « c’était soupaire, un concert ménéo la main »

roubignole: « fun, dansant et même émouvant par moment (j’avais un peu bu, dois-je préciser et parfois un rien m’émeut mais pas toujours). Reste qu’ils se sont déménéo comme des beaux diables »

_ _ _

PS Espérons que les conditions ménéo seront meilleures ce soir qu’hier…

Instantanés de bénévoles!

Plus de 250 bénévoles participent au festival. Après la profusion de non-contenu d’hier soir, aujourd’hui fini les blagues, du chiffres et des stats tout au long de la soirée!

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L’équipe bénévole com’ qui comptabilise une raisonnable moyenne de quatre heures de sommeil.

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Les charmantes hôtesses du vestiaire 1,65 m en moyenne et 7 heures de sommeil.

Quand je serai grand je voudrais être Gablé!

Je n’avais pas vu un aussi beau film depuis longtemps.

Vous savez ces films où l’on rit, ceux où les hommes – les durs, les tatoués – ravalent leurs larmes ou encore ceux où l’on réfléchit (un peu, dans les limites de nos capacités). Et bien c’est l’un de ces films que les Gablé nous ont offert hier soir.

Certains parlent de La Science des rêves de Gondry, d’autres évoquent le Me and You and Everyone we Know de Miranda July… un beau film je vous dis.

Ce soir les Gablé nous ont sorti l’artillerie lourde, accompagnés d’un batteur-percussionniste-joueur-d’eau et d’une violoncelliste. Et puis, on avait beau être au courant, on ne peut être que surpris lorsque, au beau milieu du set, surgit  une chorale. Pas trois choristes gospel, pas des choristes blondes, en robes blanches, virginales à la Cohen, pas des enfants de chœurs, non, non, non, trois fois non. Les 15 choristes qui les accompagnent ne sont rien de tout cela. Les chanteurs, d’âge mûre – je me suis réconcilié avec les vieux ce soir -, sont émouvants, beaux et ils magnifient, excentrifient un peu plus la bricolo-electro-pop-rappée de ces musiciens habités.

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Une émouvante grand-mère vient pousser la chansonnette sur le devant de la scène (de source non officielle celle du chanteur, Mathieu) ce n’en est que plus beau. Le public, très nombreux, est conquis et les Gablé finissent de les ravir avec le très beau et efficace Drunk fox in London. Un beau film vous dis-je!

Alors non, on n’ose même pas aller les interviewer, ils ont l’air trop gentil, timide et normalement fou.

Interview du Parc expo : « Allez faire la fête ailleurs! »

Grand moment de solitude, je me suis demandé ce que je foutais là…

Bonsoir

Euh, bonsoir ?

BONSOIR ?

Hein ? Que.. QUOI ? QUI EST LA ?

Heu, c’est moi, ici là, devant l’entrée

Parlez plus fort, j’entends rien!

Je viens pour le nordik blog, le blog de nordik impakt, vous avez 5 minutes ?

Argll (on dirait qu’il s’étrangle…) LE QUOI ? LE BELOGUE DE NÖRDIK IMPAKT ? Vous faites erreur, c’est au Cargö maintenant, ils m’ont rendu sourd pendant des années ces sauvages

Ben justement, on revient cette semaine et

Au par expo, lambiance est toujours au rendez-vous des soirées de clôture (Archives)

Au par expo, l'ambiance est toujours au rendez-vous des soirées de clôture (Archives Nördik 2007)

Ah mais non, vous ne viendrez nulle part, je ne veux plus vous voir, c’est clair ? Laissez moi tranquille avec votre musique chaotique et vos camions qui m’hurlent dans les oreilles. J’ai assez donné pendant des années, mes parois en tremblent encore.

Euh, si, on arrive vendredi et on reste jusqu’à dimanche matin en fait

Non mais vous déconnez !!! je rêve ou quoi!!! je me remet tout juste de la foire, je vais encore me taper le salon du mariage et la fête foraine, merci, j’ai passé l’âge pour toutes ses âneries. C’est pas vous qu’avez le Zénith et le stade Malherbe comme voisins en plus, vous vous rendez compte ?? Allez faire la fête ailleurs, à la salle des fêtes de la Pierre-Heuzé ou à la MJC du Chemin-Vert, c’est pas mon problème.

Lost In Vibration #1, Level #2!

(ou les pérégrinations d’un popeux dans le Nördik)

Il n’y avait apparemment pas assez de basses dans l’église Notre Dame de la Gloriette pour que Pierre Henry puisse jouer l‘Apocalypse selon Saint Jean. Avant de rendre malheureux les plus de cinquante ans, qui avaient révisés leurs bibles de longues heures pour l’occasion, Pierrot aurait dû réfléchir à deux fois et essayer l’acoustique du parking souterrain du Château.

Boum tcha tchiiii, boum tchtchatchatcha, boum tcha tchiiiii, boum tchatchatchatcha !

Il veut des basses papy ?

C’est mieux comme ça ?

En effet, ce soir, une seule norme : aucune fréquence au dessus de 150Hz et, vu la façon dont vibre le château, l’apocalypse n’est pas loin. Descend! Prend ce couloir! Dirige-toi vers ces basses que tu vois au fond du tunnel. Et, tout là-bas sous 2m20 de plafond, commencent à s’agiter les beat lovers sur Hermutt Loby. Claustrophobe s’abstenir.

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Hermétique à la pureté et à la beauté du boum-boum, je dois attendre Dorian Concept pour pouvoir m’accrocher à quelque chose qui me parle… Car tout à coup des médiums apparaissent, des voix aussi et on se surprend à traquer la pop dans les rythmes boum-tchack que déroule Dorian. Sur un titre certains y voient du Clash (This is Radio Clash), d’autres du Gainsbourg période Funk pourrave… Blindtest original, souterrain et alcoolisé!

On s’accroche décidément à ce que l’on peut, surtout lorsque les basses vous prennent au sternum.

Fulgeance nous accroche l’oreille et torture les sons et les rythmiques. Sa trompette est aussi réaliste que les grillons (et non pas des sauterelles m’ont précisé des spécialistes en biologie animale) de Pierre Henry et les breaks surprennent. Le public s’échauffe et la chaleur se fait dans ce souterrain à l’architecture froide. néanmoins pas de coït sous les néons ni de sexualité déviante à l’horizon.

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A Pierre Henry les églises, à Eklektik le parking du château. L’histoire de l’électro en deux jours, c’est beaucoup à digérer.

Mon acouphène va bien, bonsoir.

Interview du Zénith : « Ca va me dérider un peu! »

Entretien réalisé à la va-vite avant le concert de Calogero

Bonsoir Monsieur, je viens pour Nordik Impakt et

OOOOHHHH ohohoh, comment tu m’as appelé mon mignon ? « Monsieur ? » ohohoh, voyons j’suis une belle de nuit moi, une femme, une vraie. On me loue, pour une soirée ou deux, on me maquille et hop, on fait la fête, j’aime tellement ça ! Je me donne sans compter, tu sais, et il paraît que je fais bien mon job, demande à André Rieu, Serge Lama, Florent Pagny, ou les Halliday père et fils, en 16 ans, je ne compte plus les fois où ils m’ont rendu visite, pour leurs femmes, c’est indécent…

Incontournable pour les touristes, le Zénith est l’un des rare monument caennais à avoir échappé aux bombardements

En fait je voulais avoir vos impressions avant les retrouvailles avec le Nordik Impakt cette semaine? Excitée ? Impatiente ?

Over Excited OUIIIIIIIII !!!!! Les grosses soirées, ça me connait, j’ai fait 4 saisons d’Age tendre et tête de bois ! Il va y avoir plein de monde, des petits techniciens qui vont prendre soin de moi dès le jeudi soir… Et plein de gens qui vont me chatouiller partout partout YYYOOOUUOOUUUHHHH !!!! Ca va me mettre en jambe pour la RFM Party 80…

Oui  enfin là, le Live Stage, ca devrait remuer un peu plus quand même…

Ohoh, tu es déjà venu aux concerts de Franck Michaël et Michèle Torr? C’est sportif, les pompiers sont aux aguets!

Un mot sur la programmation, les deux plateaux que vous accueillez avec Herbaliser, Le Peuple de l’Herbe,

Oh, j’ai hâte, comme je suis gâtée !!! A coté de Desireless et Demis Roussos, ca va me dérider un peu ! Enfin un peu de nouveauté ! Les petits Chocolate ou le bel Erol, la sensuelle Ebony ou le sombre Dan, je ne sais pas avec qui je vais commencer la soirée ni avec qui je vais finir la nuit !!!! Ca me rappelle une fois avec les Chœurs de l’armée rouge…

Les mains de Pierre Henry

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Pierre Henry a des mains. Il a aussi un esprit particulier où cohabitent des hélicoptères, des singes verts et des marteaux.

Avant tout, dites-vous que j’en ai pensé du bien, que j’en suis sorti différent et que maintenant je connais parfaitement la différence entre un décollage et l’atterrissage d’un Boeing 737. Y être allé était une chance et les absents doivent le regretter même si Lyon a battu Liverpool.

Je ne me souviens pas de grand chose des 93 minutes du concert si ce n’est d’une grande réflexion sur moi-même et de l’étrangeté de la situation. Pendant « rêverie des roches perforées » (le troisième morceau du second opus), j’ai remarqué qu’une compétition de bâillement avait commencé sur ma droite et que la vitesse de propagation était exponentielle, qu’elle attaquait toutes les CSP de l’assistance et qu’une fille qui se décroche la mâchoire n’est pas plus belle alors elle pourrait s’en passer.

Pendant « Adoratrice du soleil », les gars de FR3 sont venus et bizarrement le bruit du téléobjectif est intervenu durant les 3 secondes de silence que Pierre Henry met entre chaque chanson (sauf entre « Pierres blessées » et « Exode » où le silence ne dure que 2,5 secondes – c’est ce qui était écrit sur le plan de contrôle de son assistante) et ce petit cliquetis, mine de rien, c’est limite énervant. Yaurais pas eu Pierre, je les aurais houspillés voire même excommuniés mais par manque de temps et de courage, j’ai préféré m’attarder sur les ressemblances Mybloodyvalentinesque de « Sel gemme » qui ont cristallisé un sourire (léger) sur la face de Roubignole.

Ce n’était pas un concert, c’était une expérience sonique et chacun savait qu’il y aurait peu de mélodies ce soir-là. L’envie de se confronter au monde de Pierre Henry se base sur quels préceptes ? Hein, je vous le demande ? Comme le dit Wittgenstein : « L’homme n’est nullement frappé par les fondements réels de sa recherche. Les aspects des choses les plus importants pour nous sont cachés par leur simplicité et leur familiarité. » Et Wittgenstein il en savait des choses.

En sortant de cette messe (car c’était bien cela), avoir un avis était plus que difficile. Il fallait décanter le tout. Et comme pour le concert de My Bloody Valentine à la Route de Rock cet été, j’en garde un bon souvenir. Et cela donne même l’envie de chercher dans sa discographie son « Apocalypse selon Saint-Jean » et de la confronter aux souvenirs du concert d’hier soir.

Quoi qu’il en soit, j’aurais bien voulu demander à Pierre Henry si il avait été influencé par le livre de Conrad « Au coeur des ténèbres » tellement l’ambiance y faisait référence. Tellement référence, que moi, d’où j’étais, les mains de Pierre henry, elles ressemblaient à ce qui suit.

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Histoire Naturelle

… ou Les roues de la terre est une oeuvre composée par Pierre Henry en 1997.

C’est ce qu’il jouera ce soir à l’église Notre Dame de la Glorillette à la place de son « Apocalypse de Jean » tant espérée (par votre serviteur).

Je chiale un peu mais comme je n’a jamais entendu cette pièce « électronique », je suis quand même curieux de voir le truc…

D’après ce qui nous a été dit en fin d’après-midi, Pierre Henry a fait des essais jusqu’à 1h du mat’ cette nuit et « le son » de l’église ne convenait pas à cette oeuvre ( « trop de médiums et pas assez de graves » -je ne suis pas très sûr de qui a prononcé ces mots donc je préfère ne pas mettre de nom -je suis novice en interview). Histoire naturelle a du coup été retenue notamment parce que Pierre Henry trouvait qu’elle « rentrait bien dans le cadre du festival » (là je cite l’attachée de presse dont je n’ai pas noté le nom -je m’en excuse et je rappelle que je débute).

Voici trois minutes de l’oeuvre captées à cette occasion (à côté de la console on pourra apercevoir 2 journalistes de France 3 ce qui est une info passionnante).

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Nous avons demandé le pourquoi de ce changement à la troisième personne de la vidéo, celle qui est derrière la console: Etienne Bultingaire. Comme il l’explique a début de la vidéo qui suit, E.  Bultingaire travaille depuis 20 ans aux côtés de Pierre Henry. Ce dernier ne donne pas ou peu d’interviews et de toute façon, il n’était pas là (bien sûr il sera là ce soir)…

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(vidéos faites à l’arrache par cojaque -on débute)